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27/02/2024

J'ai vu Je Suis Un Tueur (le film) sur OQUEE de Freebox

Il ne s'agit pas de la série I Am A Killer mais du film polonais Je Suis Un Tueur (Jestem Mordeca). Une façon de tester OQEE qui apparait dans les menus des freebox . 

L'histoire

Dans une grande ville de  Pologne, en 1972, un tueur a décidé de tuer 30 femmes pour fêter les 30 ans de socialisme du pays célébrés cette année là.
Lorsque la dixième victime se révèle  être une proche du 1er secrétaire du Parti est assassinée, on décide de changer le chef de l'enquête. 

Décidé à utiliser de nouvelles méthodes, arrivera-t-il à faire mieux  que l'équipe précédente ? Pour lui, ce serait une possibilité de promotion et de faire partie de la nomenklatura version polonaise.

Le silence n'a pas été gardé sur ces meurtres comme on pourrait le croire mais demander de l' aide à Varsovie, la capitale, serait reconnaitre qu'on n'a pas une bonne police en province. Embaucher un psy d'URSS ou de RDA est refusé également par la hierarchie car " les tueurs en série n'existent pas à l'Est ".

Quand le coupable est arrêté bien avant la fin du film, on se doute que tout ça est un peu trop facile.
 

Mon avis

J'ai aimé la belle reconstitution des mentalités de l'époque derrière le rideau de fer, d'une modernité balbutiante ou des freins face à chaque innovation dans une Pologne soviétisée mais avec ses particularismes. Beaucoup d'envie de copier les looks occidentaux, comme je l'avais vu lors d'un échange scolaire en 1976.

Il s'agit aussi d'un affrontement entre l'enquêteur et son suspect rappelant un peu Le Juge Et L'assassin de Bertrand Tavernier.

Je Suis Un Tueur
A voir sur OQEE ( sur Freebox) ou My Canal 

OQEE

OQEE est une appli des freebox qui propose l'accès à plusieurs séries TV mais aussi une quantité limitée  de films  plutôt bien choisis.  Pour ce film, OQEE proposait bien une VO en plus du français mais le sous-titrage ne fonctionnait pas.

 "

Références

 wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Je_suis_un_tueur   

 IMDB : Inspirée d'une histoire vraie, le film raconte l'histoire d'un jeune policier qui prend la tête d'une unité de police vouée à la capture du Vampire de Silésie, un tueur de femmes en série qui sévissait dans les années 70.

24/10/2022

J'ai visité l'exposition Picasso Chanel pendant mon voyage à Madrid

 Du 11 octobre 2022 au 15 janvier 2023,  le Musée National Thyssen-Bornemisza de Madrid (Espagne@Europe) a  installé une exposition mettant en scène des œuvres de Coco Chanel et Picasso du début du XXeme siècle. 

J'étais à Madrid pour le tourisme le jour de l'ouverture et j'ai pu, la veille,  réserver une entrée pour le premier jour de l'expo.

Dès le première salle, j'ai ressenti la magie de cette rencontre. Par leur sujet, les couleurs, les formes, leur synchronicité, les peintures de Picasso (souvent prêtées par le Pusée Picasso de PAris) et les tenues créées par Coco Chanel se répondent.

Un très bon moment qui n'a fait que commencer la visite du musée , très agréable et enrichissante également.

Ma vidéo est également en ligne depuis peu :

  

 






https://www.museothyssen.org/en

https://www.esmadrid.com/fr 




05/10/2022

J'ai vu Trom - Les falaises, le vent et la mort, sur ArteTV

https://api-cdn.arte.tv/img/v2/image/hLGYKatMMvMQcucS8n9uA/1920x1080
 

 

J'ai commencé à regarder TROM,  Les falaises, le vent et la mort sur l'appli ArteTv.

Une enième série nordique qui ne fait pas honneur au genre : quelques trouvailles de twist mais des manques criants dans le déroulement : policiers incapables de protéger les témoins, gradés incapables et bornés, militants incapables de sortir de leur sujet...

Je suppose que cela aide bien quand on écrit l'histoire mais c'est rageant pour le spectateur. Apparemment, l'équipe fait partie de ceux qui pensent que le spectateur doit se sentir supérieur en perspicacité aux enquêteurs. Mission remplie!

mon avis  au 5ème épisode : bof! J'arrête

ArteTV. 2 saisons. vo et vf 

03/07/2019

J'ai vu Miséricorde de Mikkel Norgaard d'après Jussi Adler-Olsen

Maj Juillet 2019 : Aurais-je été sévère lors de la rédactiion de cet article de 2015? Trop d'attente créée par la lecture des romans qui ont précédé ce film vod? J'ai revu avec des amis Miséricorde et les autres opus de la série de films d'après les personnages de Adler-Olsen et ça se laisse voir...


Le 14 avril 2015.

Malgré les affiches aguicheuses placardées dans le métro, ce n'est pas en voyant Miséricorde, le film de en VOD que vous aurez accès au talent de son auteur, le romancier Jussi Adler-Olsen dont je disais le plus grand bien récemment. Si la trame de l'histoire est à peu près respectée, le film a tendance à réunir tous les poncifs de la normalité télévisuelle dans sa narration de l'histoire. 

Les comédiens choisis n'ont plus grand chose à voir avec ceux dépeints par l'auteur :

Carl Morck, décrit comme grognon mais plein d'humour, caustique et irrévérencieux, d'un physique peu avenant (n'est-il pas chauve?) est présenté à l'écran sous les traits d'un rugueux playboy lugubre et d'une grande tristesse.
Assad est normalement un petit gros, qui parle et rit très fort, conduit à fond la  vieille voiture de fonction et ne comprend rien aux expressions imagées de Carl. Dans le téléfilm, il est grand, séduisant, conduit raisonnablement une 508 neuve et semble uniquement présent pour donner une bonne image des minorités au Danemark.
L'histoire prend des raccourcis bien peu valorisants.
Dans le livre, la prisonnière du caisson va se montrer bien plus rebelle que dans le pauvre téléfilm qui en est tiré. Et c'est grâce à son astuce qu'elle arrivera à la fin qui lui est réservée, pas seulement avec l’intervention des deux héros et cela change tout : comme dans les autres oeuvres de Adler-Olson, les victimes ne sont pas de pauvres marionnettes qui attendent le chevalier blanc mais des humains actifs qui se battent avec la dernière énergie.

1h30 d'un polar quelconque

au lieu d'heures de lecture avec des moments de rire, d'angoisse, d'espoir... le choix est vite fait. on se précipite sur les bouquins et ebooks et il sera bien temps de voir le téléfilm qui n'est qu'une video calibrée dont la seule différence avec les modèles habituels d'avoir été tourné au danemark. 
Qui sait, la série Département V de Jussi Adler-Olsen aura peut-être la chance d'être reprise dans quelques années par un metteur en scène avec une vraie vision, comme l a été tardivement Wallander (et finalement avec des comédiens britanniques) .
L'affiche annonce qu'il s'agit du même scénariste que Millenium (film) : même punition, même motif. On ne peut résumer des romans qui mériteraient une série en un seul film sinon à perdre tout ce qui a fait leur succès en librairie.

PS1 : pour info, le 2eme volet, proposé au cinéma cette fois (après tout, avec la mode du polar nordique...) qui porte le même nom que son inspiration écrite "Profanation" continue dans la même veine : Rose, la nouvelle assistante iconoclaste et grande gueule du roman est montrée sous les traits d'une ravissante petite poupée rousse photogénique mais... bon, vous avez compris! 

PS2 : les titres français Miséricorde et Profanation n'ont évidemment rien à voir avec la traduction des titres d'origine : "La femme en cage" et "Tueurs de faisans". Mais , après tout, Retour Vers L'enfer s'appelait "Le tieur de daims" en VO...







J'ai lu "Homme sans chien" du suédois Håkan Nesser

"Homme sans chien", un polar de mœurs à l'anglaise

 Patricia Highsmith vous tenait en haleine en narrant le quotidien de personnages de plus en plus étranges. Ruth rendell, dont je regrette déja la disparition récente, nous faisait entrer dans le cerveau de quelques personnages longtemps avant de faire émerger un meurtre ou un acte dramatique.
J'ai fortement pensé à Highsmith et plus encore à Rendell en entrant dans les pensées de Rosemarie Hermansson  qui vient de faire un rêve étrange : elle doit choisir entre mourir ou tuer son mari. Depuis quelques jours à la retraite, elle est perturbée par la volonté de Karl-Eric de déménager de Suède vers l'Andalousie. Le manque de soleil n'a que peu à voir avec ce choix : il permettrait aux deux époux de ne plus souffrir la honte qui les entoure depuis que leur fils cadet, Robert,  a trouvé malin de se masturber devant la caméra de la version locale de "L'Ile de la Tentation".
http://leventsombre.cottet.org/
Robert ,lui même, se demande comment il va pouvoir assurer lors de l'anniversaire de son père et de sa chouchou, l'ainée de la famille, qui doivent fêter ensemble cet événement dans la maison familiale à quelques jours des fêtes de Noël. Le reste de la famille est attendue également : les adultes , les adolescents et même le dernier né que certains disent un peu retardé.
2 jours plus tard, deux d'entre eux auront disparu et l'inspecteur local sera chargé de l'affaire.


Mon avis.

Ah, les personnage de Håkan Nesser aimeraient bien choisir selon leur gout les devoirs qu'ils ont à remplir au cours de leur vie quotidienne et éviter ceux qu'ils voient comme des corvées. Ils aimeraient bien trouver le courage de dire "non" alors que l'habitude de se soumettre les étouffe aujourd'hui. Les plus jeunes se demandent ce qu'ils feront de leur vie et quelle sera leur avenir amoureux, sexuel, professionnel... Et ces évanouissements, ces pertes de mémoires désignent-ils celles ou ceux qui disparaitront?
L'inspecteur Gunnar Barbarotti , dont c'est ici la première apparition chez l'auteur, est chargé de l'enquête , ce qui l'arrange bien au début mais lui donnera pas mal de fil à retordre.
Dieu merci (clin d'oeil à Gunnar), Håkan Nesser a évité de faire de son héros le 101ème flic ivrogne en rémission du genre policier ou de le pénaliser d'une totale absence de succès amoureux : l'homme apporte une bienheureuse santé qui nous donne envie de profiter d'autres aventures en sa compagnie.
Quant aux autres personnages, "ceux qui en ont la force ont le devoir de supporter les épreuves".

Un excellent polar difficile à abandonner.
Homme sans chien 
Hakan Nesser
  • Traduit par Esther Sermage
    Date de parution 02/05/2013
    Seuil Policiers
    480 pages - 22.50 € TTC
     

J'ai lu La trilogie de Mino (Tome 1) - Le zoo de Mengele de Gerd Nygardshaug

La trilogie de Mino (Tome 1) - Le zoo de Mengele

Elu livre préféré des Norvegiens.

 Sorti dans sa langue originale en 1989, si je me souviens bien, le bouquin est totalement en phase avec les considérations écologiques de notre époque.

Attention : spoiler_divulgâcheur : pitch : La déforestation et l'invasion sanguinaires des jungles sud américaines par les sociétés américaines à la recherche de pétrole (ou de bois exotiques, ou la réalisation de barrages,  ou déjà pour la plantation de palmistes) entraînent la migration vers les villes ou l'assassinat des indiens qui y résidaient.
L'un d'eux, Mino,  est décidé à se venger et se fait quelques amis : ils fondent un mini groupe d'action qui va tuer  les PDG des plus grandes sociétés à l'origine de ces atteintes à la forêt primaire. Une conscience écologique va t elle naître de ces actions?

Le Zoo De Mengele : Mengele prévoyait que la jungle serait une espèce de zoo dans les projets nazis concernant le monde.


Un ouvrage utopique vieux de 30 ans : je me demande combien notre monde serait mieux portant aujourd'hui si ce scénario s'était réalisé il y a 30 ans...
Un roman initiatique également qui m'a interpelé.
Je le conseille.


Aussi disponible en prêt  en Bibliothèque Ville de Paris (ebook) 



Titre :
La trilogie de Mino (Tome 1) - Le zoo de Mengele
Auteur :
Traducteur :
Editeur (Livre) :
Collection :
Date sortie / parution :
04/06/2014

9782290083345

Babelio :
La vie du jeune Mino Aquiles Portoguesa, chasseur de papillon, changera à jamais le jour où il verra son village et sa forêt réduits à néant par les grandes compagnies pétrolières américaines, et tous ceux qu’il aime tués ou envoyés dans les bidonvilles des mégapoles sud-américaines.
Alors il deviendra le bras armés de cette Amazonie que l’homme blanc foule au pied, de tous ces pauvres gens sacrifiés au nom du progrès. Alors il les tuera à son tour. Tous. Un par un.

Le Zoo de Mengele est le roman norvégien le plus populaire de tous les temps (selon un sondage officiel).

07/12/2018

Ecologie : Le massacre des grandes forêts françaises



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Enquête : Le massacre de la forêt française

Depuis le XIXe siècle, notre pays a presque doublé sa surface forestière. Mais quelle forêt ? Défenseurs de l’environnement, propriétaires et agents forestiers se mobilisent contre les méthodes de l’office national des forêts.
Par Gérard Leclerc I Publié le 6 Décembre 2018



Retrouvez l'intégralité de cet article dans le dernier numéro de We Demain. Disponible en kiosques et sur notre boutique en ligne.
Il y a neuf ans, Michelle M. a hérité d’une centaine d’hectares de bois en Poitou. L’année suivante, mauvaise surprise : un gestionnaire forestier, agréé par l’Office national des forêt, vient… couper à ras une dizaine d’hectares, dont 180 chênes centenaires ! Michelle découvre ainsi qu’elle a également hérité d’un plan de gestion de la forêt, obligatoire pour toute propriété de plus de 25 hectares sauf à rentrer dans des procédures compliquées pour vendre du bois et à perdre les avantages fiscaux sur les droits de succession et l’impôt sur la fortune. Elle accepte de mauvaise grâce.

Deux ans plus tard, les tronçonneuses sont de retour. Michelle proteste et propose que l’on pratique au moins une coupe sombre (on ne coupe que quelques arbres de façon à ce que la lumière n’atteigne pas directement le sous-bois). Refus du forestier : ça prendrait trop de temps, il est plus rentable que les engins coupent tout là où ils sont. "J’apprends par la même occasion que mes chênes ne sont pas destinés à l’ébénisterie mais au bois de chauffage. Je dois “nettoyer” le sol de tous les noisetiers et autres arbustes, et replanter des espèces qui produiront des troncs les plus hauts possibles, sans branches basses pour éviter les nœuds qui gênent les industries du bois."

Michelle se rebiffe, prend contact avec des associations et propose un plan de sénescence qui vise à préserver la forêt en la laissant évoluer. Mais les experts forestiers ne l’acceptent que pour 20 % de la propriété… La propriétaire poitevine vient de découvrir ce que l’ONF, appelle "la sylviculture dynamique". Une industrialisation de la forêt contre laquelle s’élèvent de plus en plus défenseurs de l’environnement, propriétaires et agents de l’ONF...

06/12/2018

J'ai lu "Semailles Mortelles" d'Alex Berg

Livre

Semailles mortelles   

Edité par J. Chambon - paru en 2018

D'origine irakienne, Djamal est installé en Allemagne et sort avec Léonie, la fille de Valérie Weymann. Sa situation se dégrade quand, après s'être défendu dans une bagarre à caractère raciste, il est arrêté. Il sera embrigadé de force dans la préparation d'attentats terroristes. ©Electre 2018

Mon avis :
Bien sûr, on parle de manipulation de jeunes musulmans pour des raisons politiques , on est ici dans l'Europe actuelle, ... Mais tout est bien pépère, pas très animé... Encore un polar allemand qui trottine sans beaucoup de vie. Problème de traduction? Pas sûr.
 
par AL. Le 06 décembre 2018 à 20:13

En dotation en bibliothèques Paris

06/07/2018

"Tranchecaille" de Patrick PECHEROT, roman

Publié in https://noir-cest-noir.blogspot.com/2018/07/tranchecaille-de-patrick-pecherot-roman.html

Pas très envie de se plonger dans l'univers des tranchées, de fêter de nouveau le centenaire de la fin de la guerre de 14-18, de risquer la déception d'un roman convenu qui se contenterait de transposer en 1917 une intrigue policière sans envergure?

Délibérément ou non, Patrick Pecherot a évité tous ces écueils dans Tranchecaille. C'est une histoire dans l'histoire, de l'humain dans une période qui sacrifie les humains, une tentative de défense d'un soldat ordinaire alors que les soldats tombent par milliers. Une espèce de " Il faut sauver le soldat Ryan" français de 14-18 avec quand même une sacrée différence : le Jonas de "Tranchecaille" est il vraiment à sauver?innocent? Il semble roué, pas très franc du collier et parait se battre bravement parfois pour des raisons qui lui sont personnelles.

Le roman est passionnant et nous rappelle que nos contemporains n'ont pas inventé les opérations de com, les manœuvres politiques, la gouvernance par l'exemple. Chaque chapitre donne la parole à un témoin, un acteur de l'histoire, un accusé, etc...
Mais l'actualité de 1917 est omni présente : comment parler à un témoin qui vient de mourir? Comment espérer la justice quand une condamnation aurait valeur d'exemple?

J'ai vraiment aimé ce bouquin et la démarche des humains qui vont défendre à leur niveau l'idée qu'ils se sont faits de la vérité...

AL

En livre, en ebook, en bibliothèque.

http://www.pecherot.com/spip.php?rubrique66
https://www.babelio.com/livres/Pecherot-Tranchecaille/105669 

Résumé editeur
"Chemin des Dames, 1917, l'offensive du général Nivelle tourne à l'hécatombe. Dans l'enfer des combats, un conseil de guerre s'apprête à juger le soldat Jonas, accusé d'avoir assassiné son lieutenant. Devant l'officier chargé de le défendre défilent, comme des fantômes, les témoins harassés d'un drame qui les dépasse. Coupable ? Innocent ? Jonas est-il un simulateur ou un esprit simple ? Le capitaine Duparc n'a que quelques jours pour établir la vérité. Et découvrir qui est réellement celui que ses camarades ont surnommé Tranchecaille.  in Babelio

05/07/2018

J'ai lu "Tranchecaille" de Patrick PECHEROT, roman

Pas très envie de se plonger dans l'univers des tranchées, de fêter de nouveau le centenaire de la fin de la guerre de 14-18, de risquer la déception d'un roman convenu qui se contenterait de transposer en 1917 une intrigue policière sans envergure?

Délibérément ou non, Patrick Pecherot a évité tous ces écueils dans Tranchecaille. C'est une histoire dans l'histoire, de l'humain dans une période qui sacrifie les humains, une tentative de défense d'un soldat ordinaire alors que les soldats tombent par milliers. Une espèce de " Il faut sauver le soldat Ryan" français de 14-18 avec quand même une sacrée différence : le Jonas de "Tranchecaille" est il vraiment à sauver?innocent? Il semble roué, pas très franc du collier et parait se battre bravement parfois pour des raisons qui lui sont personnelles.

Le roman est passionnant et nous rappelle que nos contemporains n'ont pas inventé les opérations de com, les manœuvres politiques, la gouvernance par l'exemple. Chaque chapitre donne la parole à un témoin, un acteur de l'histoire, un accusé, etc...
Mais l'actualité de 1917 est omni présente : comment parler à un témoin qui vient de mourir? Comment espérer la justice quand une condamnation aurait valeur d'exemple?

J'ai vraiment aimé ce bouquin et la démarche des humains qui vont défendre à leur niveau l'idée qu'ils se sont faits de la vérité...

AL

En livre, en ebook, en bibliothèque.

http://www.pecherot.com/spip.php?rubrique66
https://www.babelio.com/livres/Pecherot-Tranchecaille/105669 

Résumé editeur
"Chemin des Dames, 1917, l'offensive du général Nivelle tourne à l'hécatombe. Dans l'enfer des combats, un conseil de guerre s'apprête à juger le soldat Jonas, accusé d'avoir assassiné son lieutenant. Devant l'officier chargé de le défendre défilent, comme des fantômes, les témoins harassés d'un drame qui les dépasse. Coupable ? Innocent ? Jonas est-il un simulateur ou un esprit simple ? Le capitaine Duparc n'a que quelques jours pour établir la vérité. Et découvrir qui est réellement celui que ses camarades ont surnommé Tranchecaille.  in Babelio



10/04/2018

SNCF et TGV : les tarifs ne justifient plus la faible qualité et les deficits.

Vanter les mérites de la privatisation ou de la mise aux pas des chemins de fer français est une vieille habitude : 

les autres pays de même niveau que la France se débrouilleraient mieux que nous, assureraient un meilleur service pour des voyages plus agréables.

Le média Contrepoints connu pour ses sympathies libérales enfonce ainsi le clou en vantant les mérites des trains japonais qui auraient été repris en main et pu revenir sur les chemins de la qualité, la ponctualité et du profit après un passé de retards, déficits,  grèves etc... 

En fin d'article : Les cheminots français sont ils vraiment trop avantagés financièrement par rapport à ceux du privé?


J'ai parcouru des centaines de km avec les chemins de fer japonais à plusieurs reprises ces dix dernières années et ils sont aussi pour moi le mètre étalon en terme de qualité, de ponctualité, de service au voyageur.
Contrepoints et le train japonais


En grande vitesse 2ème classe  Japan Rail (nationaux privatisés en 1987) les conditions de voyages sont déjà d'un luxe ahurissant pour les français :
  • Les personnels sont nombreux en gare et en wagon, 
  • les rames sont nettoyées à chaque voyage ou souvent à chaque arrêt Shinkansen avec ramassage identifié des objets égarés
  •  la ponctualité est hallucinante : ( 9mn  totalisées par jour en local, 30secondes par voyage en TGV), 
  • chaque porte de wagon est au même endroit du même quai à chaque arrêt, 
  • en 2ème classe, il y a de la place pour les jambes et les sacs, on voyage toujours dans le sens de la marche
  • les bagages en tête de voiture sont protégés par antivol fixe et souvent un personnel surveille les montées et descentes, 
  • les toilettes sont dignes d'un palace (dont des espaces lavabo verrouillables séparés)
  • un service de transport d’enlèvement chez soi et de livraison des valises en 24h permet de voyager les mains dans les poches, 
  • les contrôleurs sont aux petits soins et font des recherches pour répondre à vos question, vous indiquent quel quai rejoindre pour votre correspondance

Mais qu'en est-il du prix pour le l'usager du train?

Les prix des voyages Shinkansen sont renommés élevés et même exorbitants en tarif normal hors tourisme et c'est bien la critique que l'on fait habituellement après une privatisation.

Note : Un pass accessible aux touristes étrangers depuis leur pays est même disponible pour ne pas pénaliser une envie de voyage au japon.

Le billet de train SNCF est-il finalement tellement moins cher à l'achat que le japonais?

J'ai choisi de comparer  les tarifs français et japonais sur deux distances équivallentes :
Tokyo-Kyoto et Paris-Strasbourg ,(voire Paris Lyon)
  • Distance comparable à  8% près
  • Durée de voyage comparable : de 110 à 130 minutes : SNCF plus rapide 1h48 au lieu de 2h10) et
  • Surprise : les prix sont très similaires :105 euros au japon, 90à 103 euros Sncf sur une date prise au hasard en voyageant le matin , en réservant un mois à l'avance. 
 Notes :
- Un mois à l'avance, sur un Paris Lyon,l a Sncf marque davantage d'économie alors que le prix est fixe au japon. Partir au dernier moment n'est pas pénalisé.
- Un mois à l'avance, la Sncf propose des 1ere classes plus intéressantes mais seule la place d'assise est
améliorée : toujours aucun service amélioré en personnel, nettoyage, conseil, ponctualité (ben, c'est le même train !).
-
Le TGV français est devenu pratiquement aussi cher que le Shinkansen japonais en restant déficitaire en service à bord, personnel, propreté, calme, ponctualité, facilité et sécurité des bagages,

L'argument du prix s'est effondré et chacun a bien remarqué les tarifs Sncf exorbitants proposés en achat normal en Oui TGV. Et les tarifs français appliqués continuent de creuser un déficit annuel très élevé à la charge de tous.

TER : En évitant le tout TGV imposé par les sites SNCF, on peut avoir accès aux TER en vitesse normale mais, pour les avoir utilisés, je peux dire que les trains régionaux japonais enfoncent aussi le TER français.

RER : le tarif des RER est en revanche beaucoup plus intéressants pour le voyageur français mais qui osera dire que la ligne B faisant la liaison Paris-Aéroport Charles de Gaulle offre aux touristes arrivant une expérience accueillante de la France : 0 place bagages, discussions tonitruantes, chahuts des noceurs partant faire la fête en ville, ponctualités déficiente, trains annulés, personnel sur les quais à Roissy méprisants et ignorants des horaires, affichage en gare de Roissy incompréhensible, places étriquées et bagages à surveiller à chaque arrêt, des changements de quais permanents, un manque de personnel en gare et en trains...

Non, la politique du tout TGV n'a pas permis des voyages rapides à bas prix et en servant réellement l'usager dans de bonnes conditions, les cheminots pourraient de nouveau être fiers de leur métier.

Et les cheminots français, sont-ils trop favorisés par leur statut actuel?

Les cheminots français auraient peut-être à gagner en passant du coté obscur d'une privatisation : En 2010, les conducteurs de trains japonais gagnaient en moyenne 75 000 $ par an et ceux de Shinkansen 85 000$ par an.
( Pour référence, les conducteurs de métro tokyoïtes gagnent aujourd'hui 94 000 $ par an.( 5000$ par mois en début decarrière, 8500$ par mois en fin de carrière).

AlainL.


Sources :

verbatim :

Transports

 

Japan Railways, un exemple pour la SNCF

Avant 1987, les chemins de fer japonais connaissaient les mêmes problèmes que la SNCF. Aujourd’hui Japan Railways est considéré comme l’un des réseaux les plus performants du monde. Comment ont-ils fait ?
Par Alain Mathieu.
Avant 1987, les chemins de fer japonais connaissaient comme chez nous des grèves à répétition déclenchées par des syndicats refusant toute réforme, des effectifs pléthoriques, des avantages sociaux exorbitants, notamment pour les retraites, des pertes considérables financées par d’énormes subventions et une dette gigantesque.
Leur situation est maintenant la suivante, comparée à celle de la SNCF :
  • nombre de passagers-kilomètres1 transportés par an : 260 milliards (SNCF : 84) ;
  • effectifs employés : 128.000 (SNCF : 149.000) ;
  • nombre de passagers-kilomètres par employé : 2 millions (SNCF : 0,6 million) ;
  • trains en retard de plus de 5 minutes : 2 % (SNCF : 20 %) ;
  • subventions publiques d’exploitation : 0 (SNCF : 14 Md€ par an, soit 730 euros pour chacun des 19 millions de contribuables à l’impôt sur le revenu) ;
  • nombre annuel moyen depuis 10 ans de jours de grève par agent : 0 (SNCF : 1,5).
Du point de vue des passagers, des contribuables et des employés, la situation de Japan Railways est meilleure qu’avant 1987, et meilleure que celle de la SNCF.
En 1987, les actifs de la compagnie JNR (Japan National Railways), gérée par l’État, ont été répartis entre sept compagnies :
  • trois dans l’île principale de Honshu (JR West, au Sud-ouest d’Osaka ; JR East, au Nord de Tokyo et JR Central, qui gère le Shinkansen (TGV) entre Tokyo et Osaka) ;
  • trois dans trois autres îles (Kyushu, Hokkaido, Sikoku) ;
  • et une chargée du fret.

Ces compagnies devenaient propriétaires des voies, des gares et du matériel roulant de leur région, à l’exception de la compagnie de fret, qui leur loue le passage de ses trains. Les sociétés d’exploitation, qui ont racheté en 1991 les lignes de Shinkansen existantes, remboursent cet achat sur une période de 60 ans. Ces compagnies ont repris 200.000 des 277.000 employés de JNR à l’époque.
Un tiers de la dette de JNR a été reprise par les trois compagnies de Honshu, les deux tiers étant conservés par l’État.

Rentables sans subventions

Les actions des trois compagnies de l’île principale de Honshu et de celle de Kyushu ont été progressivement vendues par l’État. Ces quatre compagnies, cotées en Bourse, sont rentables sans subventions. Grâce à ces ventes d’actions, l’État a pu rembourser une partie des deux tiers de la dette. L’État reste propriétaire des autres compagnies, contrôle les tarifs et les fermetures de lignes.
Pour décider la fermeture de lignes, un critère a été établi, selon lequel les compagnies peuvent envisager de fermer une ligne, dès lors qu’elle n’assure pas le transport de 2.000 personnes par jour. Lorsqu’une compagnie refuse d’exploiter une ligne non rentable, trois solutions sont envisageables :
  • la disparition pure et simple de la liaison ;
  • le transfert à un autre mode de transport, par exemple l’autobus ;
  • enfin la reprise de la ligne par la collectivité locale concernée.
Cette transformation de JNR n’était pas une privatisation, puisque les actions des compagnies, détenues par l’État, n’ont pas été vendues pendant six ans, la dernière l’étant en 2016, et que trois compagnies sont encore publiques.

En 1997, soit dix ans après cette transformation, une mission parlementaire française avait remis un rapport d’évaluation qui est toujours d’actualité. En voici quelques extraits :
La dégradation de la situation de l’entreprise publique (avant 1987) s’explique notamment par le poids de l’État dans la gestion de l’entreprise, par la réalisation d’investissements dictés par des considérations plus politiques qu’économiques, enfin par l’existence de relations sociales très détériorées au sein de l’entreprise.
Les négociations avec les syndicats étaient menées directement par le Gouvernement. Les syndicats détenaient alors des pouvoirs considérables, leur accord étant indispensable pour les changements de postes de personnel ou pour la mise en service de trains supplémentaires. De grandes grèves périodiques ponctuaient la vie du groupe JNR […].
Les performances des compagnies d’exploitation ont été sensiblement améliorées depuis la réforme de 1987, dans le domaine de la qualité de service comme dans celui de la gestion.
En ce qui concerne la qualité de service, la priorité a été donnée à la sécurité. Le nombre des accidents a diminué de 50 % et de 70 % sur les passages à niveau.

La grande qualité du service

La compagnie JR East a doublé le montant des investissements destinés à la sécurité. Elle s’est en particulier dotée d’un nouveau système de freinage automatique (ATS-P), plus performant que celui introduit dans les années 1960 à la suite d’un grave accident […].
La qualité du service a été nettement améliorée, qu’il s’agisse de la ponctualité, de la sécurité et de la vitesse des trains, ces améliorations ayant entraîné une nette augmentation du nombre de passagers. Des investissements importants ont été effectués en matière de signalétique, de billettique et d’augmentation de la fréquence des rames […].
Le découpage du réseau en entités régionales semble avoir créé un dynamisme qui n’existait pas dans les années précédant la réforme.
En termes de tarifs, il semble que la réforme ait conduit à une grande stabilité des prix pratiqués par les sociétés. Le relèvement des tarifs est d’ailleurs l’un des derniers domaines sur lesquels l’État exerce un contrôle strict. En pratique, on n’a assisté à aucune hausse des prix depuis 1987 tout au moins sur l’île de Honshu. La société JR East a récemment annoncé qu’elle n’augmenterait pas ses tarifs au cours des dix prochaines années.
Les entreprises issues des JNR ont toutes entrepris une politique de diversification de leurs activités afin d’améliorer leur rentabilité. Ainsi, la société JR East, plus important opérateur du Japon, a développé des activités commerciales dans les gares (stands, restaurants, cinémas). Elle a également exploité les possibilités offertes par le réseau pour promouvoir des activités de loisirs (hôtellerie en particulier). Elle tire en outre une part très importante de ses bénéfices de l’exploitation des espaces publicitaires situés

dans les trains, dans les gares ou sur le réseau. Elle a même créé des stations de ski, naturellement desservies par son réseau ferroviaire […].
Sur quelques lignes seulement, les sociétés du groupe JR sont concurrencées par des compagnies privées qui existaient avant la réforme, mais ces sociétés disposent de leur propre réseau, de sorte que les questions d’accès au réseau ne se posent pas […].
La réforme a entraîné néanmoins la disparition de 74.000 emplois. De nombreux salariés ont pris une retraite anticipée, certains ont fait l’objet de reclassements dans le secteur public. Enfin, 8.000 ont été confiés à l’organe chargé du règlement de la dette des chemins de fer, la JNRSC, pour recevoir une formation pendant trois ans.

Même pour les syndicats, la réforme fut un succès

À l’issue de cette période, la plupart ont retrouvé une activité. 1.400 personnes ont néanmoins refusé toutes les solutions qui leur étaient proposées et ont été licenciées.
Les représentants des syndicats considèrent aujourd’hui que la réforme a été un succès. Ils font valoir qu’avant cette réforme, ils agissaient pour obtenir des avantages comparables à ceux dont bénéficiaient les employés des petites sociétés privées et que cet objectif a été atteint, voire dépassé aujourd’hui.
Les salariés ont perdu le bénéfice du régime spécial de retraite dont ils bénéficiaient. Les anciens employés du groupe JNR ne bénéficient du régime spécial que pour la partie de leur carrière effectuée avant 1987 et sont, comme les nouveaux recrutés, affiliés depuis au régime général. Les représentants des syndicats estiment aujourd’hui que cette évolution était inéluctable, le régime spécial de retraite étant en faillite.
Malgré l’atmosphère très passionnelle dans laquelle a été opérée la réforme du système ferroviaire japonais, les relations sociales paraissent donc apaisées aujourd’hui.
La réforme, si elle a conduit à la perte de certains avantages pour les salariés, n’en a pas moins eu des effets bénéfiques, puisque la durée du temps de travail est en cours de diminution et que les salaires ont fortement augmenté dans certaines sociétés. Au sein de la compagnie JR East, les salaires sont passés de l’indice 100 en 1987 à l’indice 147 en 1996.
En définitive, on a le sentiment que la modération des organisations syndicales aujourd’hui s’explique à la fois par une perte d’influence (même si 90 % des salariés sont

syndiqués) et par les avantages qu’ont pu retirer de la réforme les employés des nouvelles sociétés.
En septembre 2014, l’ex-président du gestionnaire des infrastructures SNCF Réseau, Jacques Rapport, et des représentants de la SNCF se sont rendus au Japon dans le but de « chercher des idées ». Ils en ont conclu que le réseau ferroviaire japonais est « le plus performant du monde ».
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 Le passager-kilomètre est une unité de mesure de quantité de transport correspondant au transport d’une personne sur un kilomètre. ↩