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08/08/2021

La Rivière. Roman de Peter Heller

 Où comment se retrouver en pleine nature, obligés de descendre la rivière alors que plusieurs dangers attendent en aval. 

Une histoire initiatique pour deux amis jeunes, sportifs, raisonnables, intelligents qui n'en sortiront pas indemnes. L'anti thriller d'adolescents .

Envie de relire cet auteur.

alain Lacour

BIBLIOTHEQUE : disponible en prêt en livre papier et ebook  : https://bibliotheques.paris.fr/numerique/doc/DILICOM/9782330151263/la-riviere

 

mai, 2021
11.50 x 21.70 cm
304 pages

Céline LEROY

ISBN : 978-2-330-15120-1
Prix indicatif : 22.00€

 

 

03/07/2019

J'ai lu "Un père idéal", "Un employé modèle" et "Nécrologie" de Paul Cleave


 maj 2019: d'autres romans de paul Cleave ont paru depuis cet article, toujours aussi intéressants...

 

Paul Cleave  (romans parus en Français)

le 28 juillet 2014.

    En juillet 2014, Arte a consacré une semaine à la Nouvelle-Zélande qu'elle a appelée "Nouvelle Zélande : un paradis sur terre".

Mais pour Paul Cleave, écrivain néo-zélandais, Christchurch, la 2ème ville de Nouvelle Zélande est un enfer. Au fil de ses romans, il ne cesse de la décrire comme un parangon d'hypocrisie, un ramassis de beaufs la journée qui se transforme en rassemblement de dégénérés violents la nuit. Une ville moins peuplée que Toulouse peut-elle déclencher autant de haine? (Toulouse n'est peut-être pas un bon exemple quand on sait que la première écriture de "Toulouse" racontait la haine et le mépris que Nougaro vouait alors à cette ville.)

      Paul Cleave a décidé dans ses romans d'utiliser au maximum le potentiel de son environnement insulaire du bout du monde. La ville de 400 000 habitants y est plus corrompue que Gotham City, les employés de bureau méprisables, les responsables religieux pervers, les policiers paresseux ou corruptibles, la justice prompte à libérer les conducteurs alcooliques récidivistes ou emprisonner les innocents.
     Ses propres héros sont minés par la perte de leurs proches, une éducation par un père tueur en série et/ou le manque de reconnaissance qu'ils obtiennent dans leur vie professionnelle. 
Cette haine ordinaire, ce cynisme de chaque instant  pourraient donner des romans sentencieux ou englués dans la douleur portée par leurs héros mais, au contraire, l'écriture est rapide, à peine moqueuse, descriptive sans peser. Les traductions en français sont efficaces et ne ralentissent pas l'action.

     J'ai commencé ma lecture par "Un père idéal" que j'avais trouvé par hasard mais apprécié dès les premières pages : alors qu'il a passé sa jeunesse à prouver qu'être le fils d'un père "tueur en série de prostituées" ne faisait pas de lui un personnage dangereux, Edward va être rattrapé par cette ascendance et se livrer à des actes qu'il n'aura aucun mal à justifier.
Car les héros de Paul Cleave, s'ils se posent des questions, finissent toujours par justifier les horreurs qu'ils commettent.
     Ainsi, l'ex-policier de "Nécrologie" qui n'hésite pas à se faire justice lui-même trouve-t il toujours à se justifier, même lorsqu'une de ses victimes apparait par la suite innocente de ce dont il la soupçonnait. Cette histoire est parfois décrite comme "compliquée" mais on peut très bien se laisser faire et apprécier l'écriture et suivre ce détective entre ses tombes qui n'hébergent pas le bon cadavre, le prêtre toujours de bon conseil et les demeurés bizarres qui gravitent autour.
    "Un employé modèle" , c'est Joe Middleton, moyen en tout comme l'indique son nom. Un homme moyen qui s'éclate dans son hobby de serial killer dont il est plutôt fier. Si on en a déja vu, des comme-lui dans les séries télé (le technicien de surfaces pas futé que personne ne remarque mais qui remarque tout et s'avère un génie du crime), Paul Cleave en a fait son héros ici et nous le rend bien vivant et suscitant notre empathie.
A préciser qu'on lit ces romans sans soucis de la chronologie de parution : la qualité est là dès le plus ancien et on n'a pas ce regret fréquent de lire un premier roman sans y trouver la force des derniers.En revanche, pour de prochains romans en français, Paul Cleave fera revivre certains de ses personnages...


Bilan : à lire, acheter, emprunter, prêter, revendre... Excellent!


Peu traduit en français même si on attribue à cet auteur un grand succès en Europe alors qu'il est mesuré dans son pays (comme c'est étonnant!), on a la chance de trouver facilement ces romans en librairie, en bibliothèques de prêt et en Ebook.
Note : La transcription en ebooks est de bonne qualité pour les quelques romans de Paul Cleave traduits en français.







Un père idéal

Résumé: Comptable dans un cabinet d'avocats de Chrischurch, il a tout fait pour oublier et faire oublier ses sombres origines : être le fils d'un serial killer. Mais le jour où sa femme est sauvagement assassinée, c'est vers son père, toujours derrière les barreaux, qu' Edward va se tourner pour prendre conseil. Devra-t-il marcher sur ses traces pour se faire vengeance? L'instinct de tueur est-il héréditaire ? Autant de questions qu'il va devoir affronter durant une semaine qui verra sa vie bien rangée basculer
dans le chaos


extraits

"Ma photo est parue pour la première fois dans la presse quand j'avais 9 ans. Chaque journal local du pays l'a publiée, dans la plupart des cas en première page. J'ai même fait la presse internationale. C'était une photo en noir et blanc, un peu floue, mon visage était tournée vers le torse de mon père, il y avait des gens autour de nous. Après ça, on m'a vu à la télé, dans les magasines, dans d'autres journaux encore, toujours la même photo. Je n'avais jamais voulu ça, j'essayais de l'éviter mais je ne pouvais rien y faire."
...
« Je pourrais tuer en ce moment, et si le monstre avait son mot à dire, c’est ce que je ferais. La question est : Pendant combien de temps pourrais-je le faire taire ? Non, attendez-la vraie question est : Est-ce que je peux vraiment le faire taire ? »
...
"La torture est uniquement une question d'équilibre et, en règle générale, elle s'avère être un moyen extrêmement inefficace de soutirer des informations.
Le problème, ce sont les seuils de douleur : infliger en trop, et la victime dira tout ce que vous voulez pour vous faire cesser. Ce qui rend alors ses informations non fiables.
N'en infligez pas assez, et elle continuera de vous résister.
Infliger en beaucoup trop, et c'est le corps qui lâche."

 

Nécrologie

Résumé : À la suite du décès de sa fille et de sa femme et de la disparition mystérieuse de l'ivrogne

assasin, Theodore Tate, un ancien flic, s’est reconverti en détective privé. C’est lui qu’on mandate pour s’occuper d’une banale exhumation, celle du corps d’un directeur de banque dont la veuve est suspectée d’homicide. Là, un glissement de terrain accidentel révèle la présence de trois cadavres immergés dans le lac qui borde le cimetière. S’agit-il de victimes du Boucher,le seriel killer que tout le monde recherche ou bien un autre tueur en série est-il à l’œuvre ?

extraits
"La perception est une chose bizarre. Surtout quand il est question de chance.
Une personne qui survit à un accident d'avion est considérée comme chanceuse. Mais est-elle chanceuse ou malchanceuse de s'être trouvée à bord de ce vol ? La malchance d'être assis dans un avion condamné annule-t-elle la chance d'avoir survécu ?
Je ne comprend pas qu'on puisse avoir de la chance de n'avoir perdu qu'un bras."


"Il y a deux bâches étalées par terre ; sur chacune repose un corps bien habillé dans un état de décomposition plus ou moins avancé. Une tente en toile a été dressée au-dessus pour les protéger des intempéries.
Quelqu'un a tendu autour de la tente un cordon jaune sur lequel sont inscrits les mots "ne pas franchir". Pour dissuader les macchabées de se faire la belle. "


Un employé modèle

Résumé : Joe Middleton contrôle les moindres aspects de son existence. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, il travaille comme homme de ménage au commissariat de police. Mais qui est-il vraiment… ? Des meurtres en série se succèdent, jusqu’au jour où un meurtre est commis sur le même mode opératoire que les siens mais, pourtant, Joe ne s’y reconnaît pas…Contrarié par ce coup du sort, il décide de mener sa propre enquête. (éditeur)
extraits

"Je ne souffre pas de compulsion à tuer tout le temps. Je ne suis pas un animal. Je ne cours pas partout en me déchargeant d’abus subis dans mon enfance tout en trouvant des excuses pour tuer. […] Je ne suis qu’un type normal. Un Joe moyen. Avec un hobby. Je ne suis pas un psychopathe. Je n’entends pas de voix. Je ne tue pas pour Dieu ou Satan, ou le chien du voisin. Je ne suis même pas religieux. Je tue pour moi. C’est aussi simple que ça. J’aime les femmes et j’aime leur faire des choses qu’elles ne veulent pas me laisser faire. Il doit y avoir 2 ou 3 milliards de femmes sur cette terre. En tuer une par mois, c’est pas grand-chose. C’est juste une question de perspective."

"Personne ne voulait donner un boulot quelqu'un comme moi.

- Quelqu'un comme toi ?

- Tu sais…

- Tu es spécial, Joe, souviens-toi de ça."


"Quand je rentre dans mon appartement, je vois que deux messages m’attendent. Tous deux de ma mère. Je les efface, en me demandant deux choses à la fois. Un : pourquoi est-ce que j’aime tant ma maman ? Et deux : pourquoi je ne peux pas l’effacer aussi rapidement que ses deux messages ? 
[...] Je pense à ma mère et à ses perpétuelles questions pour savoir si je suis gay. ... Est-ce que je dois retourner sur mes pas et flinguer ces deux types parce qu'ils m'ont fait me sentir si mal ? ... Que ferait Jésus ? Ce serait plutôt chrétien de ma part de retourner et de les descendre. ..."








J'ai lu Haka, de Caryl Férey

Maj 2019 ; ZULU, le film, d'après le roman et les personnages de Caryl Ferey est visible sur Netflix


le 31 octobre 2014- San Francisco.

Disparitions, bagarres, torture, scalps de parties intimes gardées en trophées, scènes de cannibalisme, sorcellerie, corps découpés, amas de corps morts pourrissants... C'est le quotidien de Jack Fitzgerald, l'enquêteur maori de Caryl Férey dans Haka, le premier volet qu'il consacre à la "culture maori".
Les estomacs sensibles s'abstiendront mais il en faut pour tous les gouts.
Pour le reste, le schéma est assez classique : un enquêteur irascible, baraqué, violent qui a perdu femme et enfant, une partenaire finaude qui lui est imposée et va apporter un peu de reflexion...
La Nouvelle Zélande est un des états les plus sûrs du monde mais elle connait pendant le roman une hécatombe : au moins dix morts selon mon estimation dont certains tailladés, d'autres dévorés par des maoris...
"Avec ce premier volet d’une série consacrée aux Maoris de Nouvelle-Zélande, Caryl Férey s’est révélé comme l’un des nouveaux talents du thriller français. (Fnac livres)".
Pas sûr que les maoris en sortent grandis mais le principe du roman noir est conservé : aucun espoir, aucune échappatoire.
En ce qui concerne l'auteur français Caryl Férey, sa bibliographie est imposante et a même été adaptée au cinéma.

Alain Lacour / San Francisco CA, Usa
La critique de "Isa tout siplement" 

  • Poche: 435 pages
  • Editeur : Folio; Édition : Nouvelle (15 janvier 2003)
  • Collection : Folio policier
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070425932
  • ISBN-13: 978-2070425938
  • Dimensions du produit: 17,8 x 10,2 x 2 cm



J'ai lu Perfidia, de James Ellroy

Quelles que soient les déclarations fracassantes qu'a faites James Ellroy sur sa résurrection, son livre le plus ambitieux, etc... Perfidia est une vraie réussite par l'immersion qu'il procure au lecteur dans  Los Angeles le jour de l'attaque de Pearl Harbour .

Se situant avant ses autres bouquins de la trilogie du Grand Nulle Part, on y retrouve ses héros policiers quelques temps auparavant, les stars hollywoodiennes du moment alors que le succès radio est Perfidia ,qui donne ce drôle de titre à l'ouvrage.

L'énergie présente dans les pages est énorme et l'écriture s'interdit toute nostagie en décrivant comment l'ignorance crasse et les préjugés des californiens de l'époque est utilisée pour résoudre tous les problèmes :  les politiciens (à la moralité vacillante mais aux grands principes), les stars de l'époque que le début de la guerre semble avoir surexcitées ou les frais débarqués de la cambrousse pour y connaitre un destin.

Comme dans les bonnes séries américaines, James Ellroy à recréé un passé à ses héros des autres livres , un passé qu'il raconte ici sur les airs de la chanson
On cherche un assassin pour un crime qui fait sensation? On va chercher un profil qui nous intéresse pour le présenter au peuple et on cherchera le véritable plus tard.
On répète que la guerre n'arrivera pas? Un bon moyen de préparer les gros gains à venir quand elle sera
déclarée.

Manipulations de chacun des protagonistes, racisme assumé et organisé, préjugés de toutes sortes, pulsions sexuelles latentes ou assumées, violence surgissant à chaque instant... Ellroy a parcouru Los Angeles toute son enfance et adolescence et semble connaitre son sujet.

Les situations mises en scènes par l'auteur sont jouissives quand on les compare avec le ton d'un journal télévisé  ou une déclaration politique de 2015. Pourtant, la quête de puissance, d'argent, de sexe était déjà dans le cœur des acteurs de l'histoire et des histoires.
Ayant lu tous les plus anciens livres d' Ellroy, je ne peux me mettre à la place du nouveau lecteur mais Perfidia est malgré tout facile à lire si on le
compare à certains de ses polars hallucinés dont le narrateur est un complet malade et il ne faut pas craindre
de cliquer sur la première page. La fin du livre affiche d'ailleurs une bio de tous les personnages et permet de situer le petit nombre de ceux qu Ellroy a mêlé aux célébrités.

        Il reste que la découverte absolue de vérité, et même de justice, est primordiale pour quelques personnages de Perfidia, et je me demande si on la rencontre toujours avec cette intensité aujourd'hui en dehors des fictions écrites ou video qu'on nous propose.

Alain Lacour / Maspalomas & Paris 2015 05 06



https://www.youtube.com/watch?v=P8MjJXvnzj4

J'ai lu "Homme sans chien" du suédois Håkan Nesser

"Homme sans chien", un polar de mœurs à l'anglaise

 Patricia Highsmith vous tenait en haleine en narrant le quotidien de personnages de plus en plus étranges. Ruth rendell, dont je regrette déja la disparition récente, nous faisait entrer dans le cerveau de quelques personnages longtemps avant de faire émerger un meurtre ou un acte dramatique.
J'ai fortement pensé à Highsmith et plus encore à Rendell en entrant dans les pensées de Rosemarie Hermansson  qui vient de faire un rêve étrange : elle doit choisir entre mourir ou tuer son mari. Depuis quelques jours à la retraite, elle est perturbée par la volonté de Karl-Eric de déménager de Suède vers l'Andalousie. Le manque de soleil n'a que peu à voir avec ce choix : il permettrait aux deux époux de ne plus souffrir la honte qui les entoure depuis que leur fils cadet, Robert,  a trouvé malin de se masturber devant la caméra de la version locale de "L'Ile de la Tentation".
http://leventsombre.cottet.org/
Robert ,lui même, se demande comment il va pouvoir assurer lors de l'anniversaire de son père et de sa chouchou, l'ainée de la famille, qui doivent fêter ensemble cet événement dans la maison familiale à quelques jours des fêtes de Noël. Le reste de la famille est attendue également : les adultes , les adolescents et même le dernier né que certains disent un peu retardé.
2 jours plus tard, deux d'entre eux auront disparu et l'inspecteur local sera chargé de l'affaire.


Mon avis.

Ah, les personnage de Håkan Nesser aimeraient bien choisir selon leur gout les devoirs qu'ils ont à remplir au cours de leur vie quotidienne et éviter ceux qu'ils voient comme des corvées. Ils aimeraient bien trouver le courage de dire "non" alors que l'habitude de se soumettre les étouffe aujourd'hui. Les plus jeunes se demandent ce qu'ils feront de leur vie et quelle sera leur avenir amoureux, sexuel, professionnel... Et ces évanouissements, ces pertes de mémoires désignent-ils celles ou ceux qui disparaitront?
L'inspecteur Gunnar Barbarotti , dont c'est ici la première apparition chez l'auteur, est chargé de l'enquête , ce qui l'arrange bien au début mais lui donnera pas mal de fil à retordre.
Dieu merci (clin d'oeil à Gunnar), Håkan Nesser a évité de faire de son héros le 101ème flic ivrogne en rémission du genre policier ou de le pénaliser d'une totale absence de succès amoureux : l'homme apporte une bienheureuse santé qui nous donne envie de profiter d'autres aventures en sa compagnie.
Quant aux autres personnages, "ceux qui en ont la force ont le devoir de supporter les épreuves".

Un excellent polar difficile à abandonner.
Homme sans chien 
Hakan Nesser
  • Traduit par Esther Sermage
    Date de parution 02/05/2013
    Seuil Policiers
    480 pages - 22.50 € TTC
     

06/12/2018

J'ai lu "Semailles Mortelles" d'Alex Berg

Livre

Semailles mortelles   

Edité par J. Chambon - paru en 2018

D'origine irakienne, Djamal est installé en Allemagne et sort avec Léonie, la fille de Valérie Weymann. Sa situation se dégrade quand, après s'être défendu dans une bagarre à caractère raciste, il est arrêté. Il sera embrigadé de force dans la préparation d'attentats terroristes. ©Electre 2018

Mon avis :
Bien sûr, on parle de manipulation de jeunes musulmans pour des raisons politiques , on est ici dans l'Europe actuelle, ... Mais tout est bien pépère, pas très animé... Encore un polar allemand qui trottine sans beaucoup de vie. Problème de traduction? Pas sûr.
 
par AL. Le 06 décembre 2018 à 20:13

En dotation en bibliothèques Paris

J'ai lu " Les morsures du froid" de Thomas O'Malley et Douglas Graham Purdy

Livre

Les morsures du froid

Thomas O'Malley. Auteur -  

Edité par Éditions du Masque - paru en DL 2016

Hiver 1951, le corps nu d'une femme est retrouvé, dernière victime suspectée du tueur en série surnommé le "boucher de Boston". Elle est la soeur de la défunte femme de Dante Cooper, un héroïnomane qui tente de s'en sortir. Dante se lance à la recherche du tueur avec son ami d'enfance Cal O'Brien, ancien soldat qui lutte contre l'alcoolisme.
©Electre 2016

Mon avis : Un roman très noir autour de deux hommes encore jeunes mais déja meurtris par la vie. la perte d'un être cher, l'addiction à l'alcool ou à l'héroïne ... Il fait très froid, les gens décris sont dans la pauvreté et un tueur (en série) sévit. Comment protéger celles qu'on aime? Comment sortir d'une ornière qui nous à fait tomber?
Un livre prenant qui emporte le lecteur dans le froid et la noirceur. Vite, on monte le chauffage.

Note : une suite existe.

En dotation dans les Bibliothèques de Prêt de la Ville de Paris



07/11/2018

David Diop, Paul Greveillac, Nicolas Mathieu, Thomas B Reverdy : les 4 finalistes du prix Goncourt 2018.

Les 4 finalistes du Prix Goncourt 2018 sont connus : voici un résumé des 4 romans retenus par le jury avec les renseignement de prix d'achat et de nombre de pages.

Dévoilé ce soir du 7 novembre 2018, le gagnant aura droit à une promotion "au mérite" sur tous les médias, l'assurance de ventes confortables et l'assurance d'avoir été choisi par ses pairs.

AL


David  DIOP Frère d'âme 

17€ 190pages  


 Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l’attaque contre l’ennemi allemand.
Les soldats s’élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui
se battent alors sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir
jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux
d’Alfa, son ami d’enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul
dans la folie du grand massacre, sa raison s’enfuit. Lui, le paysan
d’Afrique, va distribuer la mort sur cette terre sans nom. Détaché de
tout, y compris de lui-même, il répand sa propre violence, sème
l’effroi. Au point d’effrayer ses camarades. Son évacuation à l’Arrière
est le prélude à une remémoration de son passé en Afrique, tout un monde
à la fois perdu et ressuscité dont la convocation fait figure d’ultime
et splendide résistance à la première boucherie de l’ère moderne.       




Titre : David Diop - Frère d’âme (Rentrée Littéraire 2018).epub
Auteur : David Diop 
Editions : Le Seuil
Date de sortie : 08/2018
Genre : Littérature/Roman
Nombre de Pages : 190



Nicolas MATHIEU -  Leurs enfants après eux 
 
22€  833 pages

 Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour mer l’ennui, il décide de voler un canoë et d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence. Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt. Quatre étés, quatre moments, de Smells Like Teen Spirit à la Coupe du monde 98, pour raconter des vies à toute vitesse dans cette France de l’entre-deux, des villes moyennes et des zones pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées. La France du Picon et de Johnny Hallyday, des fêtes foraines et d’Intervilles, des hommes usés au travail et des amoureuses fanées à vingt ans. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage.       
Titre : Nicolas Mathieu - Leurs enfants après eux (Rentrée Littéraire 2018).epub
Auteur : Nicolas Mathieu
Éditions : Actes Sud
Date de sortie : 08/2018
Genre : Littérature/Roman
Nombre de Pages : 833





L'Hiver du mécontentement     Thomas B. Reverdy   

18€    219 pages      




L’Hiver du mécontentement, c’est ainsi que le journal le Sun qualifia l’hiver 1978-1979, où des grèves monstrueuses paralysèrent des mois durant la Grande-Bretagne. Voici venir l’hiver de notre mécontentement, ce sont aussi les premiers mots que prononce Richard III dans la pièce de Shakespeare. Ce personnage, la jeune Candice va le jouer, dans une mise en scène exclusivement féminine. Entre deux tournées à vélo pour livrer des courriers dans un Londres en proie au désordre, elle cherchera à comprendre qui est Richard III et le sens de sa conquête du pouvoir. Au théâtre Warehouse, lors d’une répétition, elle croisera une Margaret Thatcher encore méconnue venue prendre un cours de diction et déjà bien décidée à se hisser à la tête du pays. Elle fera aussi la rencontre de Jones, jeune musicien brutalement licencié et peu armé face aux changements qui s’annoncent.

Thomas B. Reverdy écrit le roman de cet hiver qui a sonné le glas d’une époque et accouché d’un autre monde, un monde sans pitié où Just do it ne servira bientôt qu’à vendre des chaussures. Mais il raconte aussi comment de jeunes gens réussissent à s’y faire une place, en luttant avec toute la vitalité, la détermination et les rêves de leur âge.

L'Hiver du mécontentement     Auteur : Thomas B. Reverdy
Parution : 22/08/2018
Littérature française
Rentrée Littérature 2018

Paul Greveillac - Maîtres et esclaves 

22€  464pages   


Kewei naît en 1950 dans une famille de paysans chinois, au pied de l’Himalaya. Au marché de Ya’an, sur les sentes ombragées du Sichuan, aux champs et même à l’école, Kewei, en dépit des suppliques de sa mère, dessine du matin au soir. La collectivisation des terres bat son plein et la famine décime bientôt le village. Repéré par un garde rouge, Kewei échappe au travail agricole et à la rééducation permanente. Sa vie bascule. Il part étudier aux Beaux-Arts de Pékin, laissant derrière lui sa mère, sa toute jeune épouse, leur fils et un village dont les traditions ancestrales sont en train de disparaître sous les coups de boutoir de la Révolution. Dans la grande ville, Kewei côtoie les maîtres de la nouvelle Chine. Il obtient la carte du Parti. Devenu peintre du régime, il connaît une ascension sans limite. Mais l’Histoire va bientôt le rattraper.



Broché: 464 pages
Editeur : Gallimard (23 août 2018)
Collection : Blanche
Langue : Français

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06/07/2018

"Tranchecaille" de Patrick PECHEROT, roman

Publié in https://noir-cest-noir.blogspot.com/2018/07/tranchecaille-de-patrick-pecherot-roman.html

Pas très envie de se plonger dans l'univers des tranchées, de fêter de nouveau le centenaire de la fin de la guerre de 14-18, de risquer la déception d'un roman convenu qui se contenterait de transposer en 1917 une intrigue policière sans envergure?

Délibérément ou non, Patrick Pecherot a évité tous ces écueils dans Tranchecaille. C'est une histoire dans l'histoire, de l'humain dans une période qui sacrifie les humains, une tentative de défense d'un soldat ordinaire alors que les soldats tombent par milliers. Une espèce de " Il faut sauver le soldat Ryan" français de 14-18 avec quand même une sacrée différence : le Jonas de "Tranchecaille" est il vraiment à sauver?innocent? Il semble roué, pas très franc du collier et parait se battre bravement parfois pour des raisons qui lui sont personnelles.

Le roman est passionnant et nous rappelle que nos contemporains n'ont pas inventé les opérations de com, les manœuvres politiques, la gouvernance par l'exemple. Chaque chapitre donne la parole à un témoin, un acteur de l'histoire, un accusé, etc...
Mais l'actualité de 1917 est omni présente : comment parler à un témoin qui vient de mourir? Comment espérer la justice quand une condamnation aurait valeur d'exemple?

J'ai vraiment aimé ce bouquin et la démarche des humains qui vont défendre à leur niveau l'idée qu'ils se sont faits de la vérité...

AL

En livre, en ebook, en bibliothèque.

http://www.pecherot.com/spip.php?rubrique66
https://www.babelio.com/livres/Pecherot-Tranchecaille/105669 

Résumé editeur
"Chemin des Dames, 1917, l'offensive du général Nivelle tourne à l'hécatombe. Dans l'enfer des combats, un conseil de guerre s'apprête à juger le soldat Jonas, accusé d'avoir assassiné son lieutenant. Devant l'officier chargé de le défendre défilent, comme des fantômes, les témoins harassés d'un drame qui les dépasse. Coupable ? Innocent ? Jonas est-il un simulateur ou un esprit simple ? Le capitaine Duparc n'a que quelques jours pour établir la vérité. Et découvrir qui est réellement celui que ses camarades ont surnommé Tranchecaille.  in Babelio

05/07/2018

J'ai lu "Tranchecaille" de Patrick PECHEROT, roman

Pas très envie de se plonger dans l'univers des tranchées, de fêter de nouveau le centenaire de la fin de la guerre de 14-18, de risquer la déception d'un roman convenu qui se contenterait de transposer en 1917 une intrigue policière sans envergure?

Délibérément ou non, Patrick Pecherot a évité tous ces écueils dans Tranchecaille. C'est une histoire dans l'histoire, de l'humain dans une période qui sacrifie les humains, une tentative de défense d'un soldat ordinaire alors que les soldats tombent par milliers. Une espèce de " Il faut sauver le soldat Ryan" français de 14-18 avec quand même une sacrée différence : le Jonas de "Tranchecaille" est il vraiment à sauver?innocent? Il semble roué, pas très franc du collier et parait se battre bravement parfois pour des raisons qui lui sont personnelles.

Le roman est passionnant et nous rappelle que nos contemporains n'ont pas inventé les opérations de com, les manœuvres politiques, la gouvernance par l'exemple. Chaque chapitre donne la parole à un témoin, un acteur de l'histoire, un accusé, etc...
Mais l'actualité de 1917 est omni présente : comment parler à un témoin qui vient de mourir? Comment espérer la justice quand une condamnation aurait valeur d'exemple?

J'ai vraiment aimé ce bouquin et la démarche des humains qui vont défendre à leur niveau l'idée qu'ils se sont faits de la vérité...

AL

En livre, en ebook, en bibliothèque.

http://www.pecherot.com/spip.php?rubrique66
https://www.babelio.com/livres/Pecherot-Tranchecaille/105669 

Résumé editeur
"Chemin des Dames, 1917, l'offensive du général Nivelle tourne à l'hécatombe. Dans l'enfer des combats, un conseil de guerre s'apprête à juger le soldat Jonas, accusé d'avoir assassiné son lieutenant. Devant l'officier chargé de le défendre défilent, comme des fantômes, les témoins harassés d'un drame qui les dépasse. Coupable ? Innocent ? Jonas est-il un simulateur ou un esprit simple ? Le capitaine Duparc n'a que quelques jours pour établir la vérité. Et découvrir qui est réellement celui que ses camarades ont surnommé Tranchecaille.  in Babelio



22/11/2017

J'ai lu "Mécaniques du chaos", roman de Daniel RONDEAU, 2017


       Ils ne sont pas si nombreux, les romans français qui traitent de l'histoire actuelle de notre pays. Les américains excellent dans la ruée sur le fait divers qui vient de se dérouler pour en faire une œuvre de fiction, que ce soit pour le digérer ou pour profiter au plus tôt de l'aubaine alors que les chasseurs de prix littéraires français assurent en ressassant les ouvrages sur le périodes "valeurs sûres" : nazisme, années trente ou 14-18.

       Comme l'a très bien noté Clara Dupont-Monod dans sa chronique du 15 novembre dernier dans "Par Jupiter", les auteurs français ont, comme les autres, le gout de la guerre mais ils aiment plutôt revenir sur le passé déjà bien connu que travailler sur le présent.
Ils sont nombreux les romans situant leur action pendant le nazisme en cette rentrée littéraire 2017 . Qu'importe si l'éclairage qu'ils apportent  n'a rien de si nouveau ni si les faits relatés sont déjà bien connus dans le détail, les jurys suivent et donnent des prix. Ainsi en 2017, les prix Goncourt, Femina, et Renaudot situent leur récit autour des années Hitler-Pétain...

Daniel Rondeau voit pourtant publié "Mécaniques du chaos" cette année et il raconte notre histoire récente interprétée par ses personnages et dans les lieux dont on parle régulièrement.

Corbeil, Les Tarterets/ La Grande Borne sont vus  par les yeux d'un vieil homme qui n'y trouve plus sa place, par son fils prodige et prodigue qui va faire son propre choix, par un adolescent qui apprivoise les démons locaux, par un mafioso local qui gouverne les lieux par la terreur et la corruption.

La Syrie historique et actuelle sera décrite par un archéologue qui y retourne trente ans après ses premières fouilles pour participer à un trafic d'antiquités, de même qu'il nous racontera la Tunisie d'aujourd'hui et le massacre de Setif d'hier.

Malte (où l'auteur a eu des fonctions diplomatiques) sera présente pour ses vestiges et pour ses fonctions de plaque tournante et de paradis du secret bancaire...
Nous allons vivre avec ses personnages de tous âge, origine, éducation et, à différents moments, comprendre  l'une ou l'autre, se poser la question de ce que nous ferions à sa place, le regarder faire ou le juger différemment au fil des pages.

Y aura-t-il un revirement? Une fin? Est-il nécessaire de créer du suspense quand l'histoire est elle-même passionnante? L'écriture de Rondeau détaille mais ne se perd pas en futilités et le roman passe bien vite, comme l'année pendant laquelle se déroule l'action. L'Histoire est personnalisée mais les faits et les lieux décrits peuvent se retrouver dans nos souvenirs bien que les infos fabriquent plus d'oubli que de mémoire. "Mécanique du chaos" nous donnent quelques acteurs
pour l’interpréter et fixer dans nos souvenirs ce qui est arrivé à Harry ou Emma, Omar ou Jeannette, les grandes amours qui s'oublient en quelques mois, les idoles dont les statues tombent...

Avis : 

Un bouquin qui évite quelques poncifs et qui m'a beaucoup plu (en ebook) . On peut le lire comme un thriller de notre actualité. Une fiction qui m'en a plus appris que les magazines d'info.

Remarques :

  1. déja disponible en bibliothèques de prêt 
  2. se trouver un moyen de mémoriser les noms des personnages peut etre utile pour la suite : ils sont presque tous présents dès les premiers chapitres. Habiba, Bruno, Harry, Grimaud, Levent, Emma, Jeannette, Rim, Qui fait la fiche?
  3. En lui attribuant son Grand Prix du Roman 2017, l'Académie Française s'est montrée plus pertinente vis à vis de l'actualité que les "grandes" attributions  de l'année.  
Alain Lacour 2017

    Ecouter

     4min.: http://rf.proxycast.org/1367595648349642752/18153-15.11.2017-ITEMA_21495340-6.mp3





    Sources :


    Sur Babelio :
    ISBN : 2246853788    Éditeur : Grasset (16/08/2017)

    Résumé :
    Tout commence avec une adolescente somalienne, Habiba, rescapée d'un naufrage sur les côtes maltaises. Elle sera, avec Grimaud, archéologue français résidant en Tunisie, et Harry, jeune orphelin d'une banlieue parisienne, l'un des trois fils rouges de cette fresque qui nous conduit en Somalie, en Ethiopie, en Turquie, en Irak, en Lybie, en Algérie, en Egypte et surtout en France ? A Paris, dans le secret des services, Bruno tente d'infiltrer les réseaux terroristes. En Libye, Grimaud feint de s'engager dans un trafic d’œuvres d'arts qui le conduira à Londres. A cinq kilomètres de Paris, arpentant une de nos cités, Harry écoute, regarde, enregistre, et ne rend des comptes qu'à «  Patron M'Bilal  », l'homme qui règne sur tous les trafics. A Kobané, dans le désert brûlant qui borde la Syrie, Levent, en mission pour services secrets turcs, rencontre un haut dignitaire de l'Etat Islamique ? Objectif  : France  ! Des rues d'Istanbul  aux ruines d'une antique cité pillée par des islamistes, de Tunis aux banlieues françaises désertées par la République, Daniel Rondeau noue et dénoue l'écheveau du chaos contemporain où affairisme, politique et religion s'interpénètrent."







      19/12/2016

      J'ai lu "Le Fond Du Problème" de Graham Greene


      Graham Greene raconte le sale temps des colonies.

      Ah, le bon temps des colonies ! Les colons pleins de suffisance et couverts d'avantages...
      Graham Greene , en 1948, décrivait bien autrement la vie des envoyés
      anglais en Sierra Leone pendant la guerre de 39-45. La loi entre les mains de fonctionnaires mal payés, mal logés par la couronne britannique, qui s'espionnent les uns les autres pour des ragots, des intérêts particuliers. L'argent aux mains des gros commerçants qui se livrent de plus à la contrebande de diamants et dépendent des
      contrôles des britanniques.
      Scobie, un "haut" fonctionnaire de la Couronne a bien du mal à répondre aux différentes attentes de sa femme alors que leur couple a connu un drame. Sa charge professionnelle exige son intégrité alors qu'il doit entendre les demandes et les propositions de tous. Comment gérer les adjoints de police locaux qui craignent de se rendre dans certains lieux ou de déplaire aux nantis... Scobie veut bien faire mais il ne peut méconter tout le monde et il a tant envie de bien faire...

      Dans "Le Fond Du Problème" , Graham Greene raconte presqu'au jour le jour les petites tribulations de ce fonctionnaire chargé de faire appliquer au bout du monde les lois de la métropole tout en tentant de préserver de bonnes relations avec les colons voisins français, de faire fouiller chaque navire qui pourrait abriter un trafic, de recueillir les naufragés après les attaques des sous-marins allemands.
      Comme Ruth Rendell qui l' a suivi dans cette façon de faire, Graham Greene installe un récit de la routine de cette vie peu excitante, nous racontant les priorités du Major Scobie et les affaires qu'il dédaigne, ses sentiments dans sa vie de couple ou les histoires qui l’indifférent, les exigences de sa religion et comment il les gère. Chaque problème semble se régler à son tour afin que le calme règne.

      Pourtant, Scobie se retrouvera bientôt dans les ennuis. Qu'importe si ces ennuis nous semblent peu
      importants ou ses solutions bien compliquées. Il sait qu'il devra faire des entorses à ses principes et lui seul peut décider lesquelles. Nous ne pouvons que suivre ses décisions et ses actes.S'il y a une morale, l'auteur ne la donne pas , et les collègues de Scobie qui auront compris ce qu'il a fait n'ébruiteront pas davantage ses motivations qu'il ne l'a fait lui-même. Y a-t-il un coupable ici?
      L'intérêt est sans doute l'écriture de l'auteur, sa façon d'accumuler les indices qui mèneront son héros vers son acte mais aussi le portrait acide de cette mini Angleterre loin de l'Angleterre où les détenteurs de la loi se gendarment (mal) entre eux.

      Alain Lacour , décembre 2016