mardi 24 juillet 2012

Des améliorations pour Windows Seven


Windows Seven a bien amélioré l'utilisation du PC quand on venait de Vista mais il simplifie parfois un peu trop ses différents réglages ou semble les limiter.


  • Il existe souvent des solutions quand on n'apprécie pas ses menus ou qu'on trouve la lecture des icônes difficiles.
  • Il existe des moyens de contourner les limitations imposées à certaines versions.
  • On peut l'accélérer énormément en supprimant nombre de ses améliorations cosmétiques.
  • Quand on vient d'XP,  il est tentant de réinstaller un XP au lieu de se prendre la tête : c'est bien souvent impossible maintenant que la plupart des fabricants d'ordinateurs portables récents ne conçoivent plus de pilotes pour XP ! Mais les solutions existent pour retrouver une interface connue ou faire fonctionner en XP de vieux appareils ou programmes non acceptés par Seven, notamment en 64bits.
Windows 7 : mettez votre PC en veille en un clic
Windows 7 : animez le fond d'écran
Windows 7 : désactivez la surbrillance des nouveaux logiciels
Personnalisez Windows 7
Astuce Windows 7 : ajoutez des vidéos au menu Démarrer
Installer Paint Shop Pro 4 sur Seven 32 ou Seven 64

dimanche 22 juillet 2012

Le New York des années 50 de Saul Leiter


















cliquer pour agrandir chaque photo
  • Auteur : Saul Leiter     Editeur : Actes Sud   Collection : Photo Poche   Parution : 18/01/2008
  • Nombre de pages : 64    ISBN-10: 2742769692   ISBN-13: 978-2742769698
Il est de ces photographes qui ne cherchent pas la notoriété, ni le succès commercial malgré une certaine aptitude à l'image appliquée. Né à Pittsburgh, il délaisse vite ses études pour rejoindre New York au tournant des années 1940-1950. Dans ce lieu de création intense où se croisent et s'expérimentent des recherches venues des horizons européens et américains, il rencontre Rothko et les expressionnistes abstraits, Faurer et Smith. Il découvre la Street photography et le travail d'Henri Cartier-Bresson. Mais ses images de rue sont d'une extrême originalité et ne témoignent d'aucune influence directe. Il impose sa maîtrise de la couleur dans des vues citadines non conventionnelles dans lesquelles les reflets, les transparences, la complexité des cadrages, les effets de miroir se marient à une technique très particulière des émulsions pour écrire une forme unique de pastorale urbaine.

vendredi 13 juillet 2012

Femmes et Hommes

Mr. J.L.B. Matekoni tâta de nouveau le cuir.  
C'était une sensation très douce et il s'imaginait déjà dans le salon de Zebra Drive, installé dans ce fau­teuil, à caresser les accoudoirs en contemplant le pla­fond. Derrière lui, dans la cuisine, Mma Ramotswe , serait occupée à la préparation du dîner et l'odeur terriblement appétissante de l'un de ses délicieux ragoûts flotterait dans l'appartement. C'était une vision de perfection, un avant-goût de ce que devait être le paradis, s'il existait. 
Était-ce mal pour un homme d'être assis dans un tel fauteuil et d'avoir des pensées comme celles-là ? se demanda-t-il. 
Pas vraiment, même si, ces derniers temps, on voyait de plus en plus de gens chercher à culpabiliser les hommes à ce propos. Il avait récemment entendu à la radio une émission dans laquelle l'une de ces personnes - une femme - affirmait que les hommes étaient paresseux par nature et qu'ils voulaient que les femmes soient en permanence à leur service. Quelle drôle d'idée ! Lui-même, pour commencer, était loin d'être pares­seux. 
Toute la journée, il travaillait dur au Tlokweng Road Speedy Motors, il ne laissait jamais tomber un client et il confiait à Mma Ramotswe tout l'argent qu'il gagnait pour régler leurs dépenses communes.
 Et si, de temps en temps, il lui prenait l'envie de s'asseoir dans un fauteuil afin de délasser ses mem­bres endoloris, y avait-il quoi que ce fût à y redire ?  
Mma Ramotswe aimait bien faire la cuisine et lorsqu'il s'avisait de venir lui demander s'il pouvait lui être utile, elle le chassait sans cérémonie. Non, décidément, de telles personnes se montraient injus­tes envers les hommes et, de plus, elles se trompaient.  
À ce moment de sa réflexion, il se prit à penser aux apprentis et s'aperçut alors qu'il y avait peut-être du vrai dans ce qui avait été dit. C'étaient ces garçons-là qui donnaient une mauvaise image des hommes, avec leurs manières négligées et leur arrogance envers les femmes. C'étaient eux. […] 

Mr. J.L.B. Matekoni hésita. Il avait très envie d'un fauteuil confortable. 
Sa vie était remplie d'essieux, de pièces de moteur et de cambouis. Elle était une bataille, une bataille de chaque instant : il fallait maintenir les moteurs en état de marche malgré la poussière et les bosses sur les routes, autant d'enne­mis pour les mécanismes ; il fallait empêcher les apprentis de casser tout ce qu'ils touchaient. Mr. J.L.B. Matekoni se battait en permanence. Alors, à la fin de la journée, un fauteuil comme celui-ci pou­vait apporter bien des compensations. Il était impos­sible d'y résister. […] 

- Vous serez très heureux dans ce fauteuil, Rra. Très heureux. (dit le vendeur).
In : 1 cobra, 2 souliers et beaucoup d'ennuis, d' Alexander McCall Smith 2007

mardi 3 juillet 2012

L'Heure Des Gentlemen - Don WINSLOW - Roman

On ne peut pas dire que le Polar Californien est un genre en lui-même tellement les variantes en sont nombreuses. Entre les mondes de James Ellroy et ceux de Joseph Hansen, peu de points communs. Don Winslow s'intéresse à la SC (South California), à SD (San Diego appelée amicalement San Dog) et aux surfers du XXIème siècle.
Evidemment, pas de quoi faire une série si ces surfeurs ne sortent pas de l'océan mais chacun d'eux a un "petit boulot", qui dans la police, qui dans une boutique de location de planches, qui en maître nageur tombeur,etc... Afin d'éviter le syndrome Miss Marpple, la retraitée paisible qui attire les meurtres de façon irréaliste, le héros de Don Winslow , qui s'appelle Boone Daniels est DP (détective privé, je précise pour les âmes perverties) en plus d'être surfer, beau garçon, coeur d'artichaud, timide et baraqué...
Notre ami Boone est aussi un peu morose : la seule fille du clan des surfers de La Patrouille de L'Aube qui réunit les jeunes dans l'eau chaque jour, la seule fille, donc, vient de passer professionnelle de la planche et fait une tournée  sponsorisée loin du pauvre DP. De plus, il ne sait pas trop dans quelle "position" ils étaient au moment de la séparation : amis? amants? presque fiancés?
Pire, le mois d'Août s'étire sur PB (Pacific Beach) et pas l'ombre d'un roll, d'une vague voire d'une vaguelette n'est visible, attendue, même imaginée et se retrouver chaque matin une heure dans l'eau pendant "La Patrouille de l'Aube", avant le boulot, ne permet que de papoter allongé sur son board ou gérer sa gueule de bois de la veille en se soulageant directement dans l'océan sans effort.
Si cette joyeuse bande avait 16 ans de moyenne d'âge, cela serait amusant mais nos compères semblent avoir dépassé la trentaine et d'autres cas de conscience étreignent notre personnage récurrent : n'est-il pas en train de devenir un homme, ne fait-il pas partie des vieux désormais et ne devrait-il pas quitter la "Patrouille de L'Aube" pour intégrer 'L'heure Des Gentlemen" qui lui succède et réunit les vieux briscards du surf qui, pour certains, ne prennent même pas la peine de mettre le pieds dans l'eau.
L'auteur a créé pour son héros tout un monde qui gravite autour du surf californien, en déroulant l'histoire légendaire et ses aboutissants actuels, dans une Californie Du Sud où l'immobilier est la dernière ruée vers l'or, où les petits garçons ont du mal à grandir, où les trentenaires croient avoir perdu toute séduction...
Notre détective ne va-t-il pas perdre ses amis en travaillant pour l'avocat qui défend l'assassin présumé du dieu local de la zénitude surfeuse?
Les gens cool ne sont-ils pas aussi bouchés et intolérants que les beaufs qu'ils fuient?
Y a-t-il une vie après l'âge de 20 ans?
Faut-il embrasser le premier soir?
Peut-on réussir à inventer un responsable à poursuivre en justice (eh, c'est l'Amérique!) quand on a construit sur des sables mouvants des demeures royales pour des dealers et qu'elles ont disparu dans un trou après un mini tremblement de terre arrosé d'une averse?
Je m'aperçois en tapant ces quelques lignes que ce bouquin est étrangement sérieux dans son ton. L'humour y est rare, les pages entièrement documentaires y sont nombreuses : c'est un cours sur la pratique du surf, l'investissement immobilier, la difficulté des relations hommes-femmes quand la femme est avocate et l'homme surfeur, la chronologie des différentes drogues qui se sont succédées dans le corps des californiens, la fin de l'ouverture d'esprit légendaire des surfeurs (lol) qui vire maintenant à l'esprit de clocher xénophobe : ma plage, mon break, mon pick-up, ma vague...
Oui, il y a une intrigue à la Perry Mason, plutôt bien faite d'ailleurs, qui amènera dans l'esprit de notre héros la pire des interrogations : maintenant que j'ai plus de trente ans, que mes amis surfeurs me détestent, que je suis amoureux d'une working girl fashionnista avocate bien payée, pourquoi ne pas aller jusqu'au bout de l’infamie et préparer les concours du barreau?
Ah, l'adolescence mentale où tout est posiible...

Mon avis : une nouveauté sympathique.

L'Heure des Gentlemen
Don Winslow 2009/2012
Editions du Masque  22€50
En bibliothèque de prêt également.