dimanche 28 octobre 2012

Ben PASTOR aime les hommes

Je ne connais rien de la vie personnelle de Ben PASTOR et je n'ai aucune raison de faire son outing sur internet.
D'ailleurs Ben est une femme (Maria Verbena est son vrai prénom) et je peux prouver qu'elle aime les hommes par la grâce qu'elle met à les défendre quand ils tombent..
Quand les femmes se lancent dans l'écriture de romans policiers, nombre d'entre elles aujourd'hui auraient tort d'éviter une tendance lourde des dernières années : le polar qui parle des femmes et de leurs enfants, des dangers qui les guettent, des prédateurs de tous bords qui les attaquent dans une maison isolée, au travail ou au bureau... Le marché se porte très bien et ne manque pas de tueurs en série, de pervers polymorphes, de meurtres en nombre et d'angoisses oppressantes.
Mais nous savons que nos auteures favorites (comme Mo Hayder, par exemple) n'ont plus rien à prouver en matière de polar et qu'on ne peut guère les accuser de profiter de leurs écrits pour faire avancer les causes féminines (sinon la leur propre) tellement leurs personnages féminins sont dépeints avec sévérité.

Ben PASTOR, elle, situe plusieurs de ses romans au temps de la deuxième guerre mondiale et c'est dans le camps des oppresseurs qu'elle plante sa tente. La période est déjà riche en évocations poignantes mais Pastor ne s'intéressera à l'Histoire européenne qu'en toile de fond car ses intérêts se portent sur ses personnages (qu'elle dépeint très bien),  sur le meurtre d'un notable , d'une religieuse illuminée ou  la disparition d'un vagabond, sur les rapports de pouvoir ou de soumission à la loi dans cette période où toutes les horreurs ont été commises. Le premier roman de la série évoque la période d'alliance entre Russie communiste et Allemagne nazie, le deuxième de l'étrange parenthèse où les alliés avaient déja débarqué en Italie mussolinienne, offensive que les nazis contraient en installant une "république" nazie dans le nord du pays, période déjà traitée par P.P.Pasolini d'une façon bien différente.

Un enquêteur est présent dans ces deux bouquins : Martin Bora, un homme qu'on a déja essayé de faire tomber plusieurs fois mais qui résiste à sa manière (militaire) aux infamies de ses compatriotes SS, que ce soit à l'est du reich ou dans son sud. Ses interlocuteurs sont également dépeints avec finesse et c'est à de véritables enquêtes que nous avons droit. Comme dans les formidables romans de Philip Kerr qui se situent à la même époque, l'atmosphère est pesante et riche de mensonges, mais sans doute ici traitée de manière moins typiquement politique qu'influencée par les luttes d'influence et de survie à tous les niveaux des sociétés.

On ne parlera pas vraiment de justice rendue à la fin des ces deux romans, tellement le sujet est aléatoirement traité sous occupation étrangère, même d'alliés de circonstance. Toutefois, on craint sans arrêt pour Martin Bora et sa quête d'une certaine vérité.
Alors que même les habitants des territoires les plus éloignés des conflits ont raconté la noirceur de cette époque dans leurs témoignages que nous avons parfois eu en famille ou en amitié, ceux qui se trouvent aux endroits clés ou travaillent sur des sujets critiques ont dû souvent ressentir la fragilité de leurs attentes et de leur avenir proche...
Alain Lacour / Hiroshima, HI, Japon

  • Deux formidables romans parus en français (traduit de l'américain) chez Actes Sud (Actes Noir) sous cette couverture qui participe de ses succès. 
  • En librairie ou en bibliothèques de prêt.



Parole d'éditeur : 
LUMEN Dans la Pologne que l’armée allemande occupe en 1939, l’assassinat de la Mère Kazimierza, religieuse connue pour ses dons de prophétie, peut mettre le feu aux poudres. Un duo improbable enquête : Martin, officier du renseignement allemand, et le père Malecki, Américain, prêtre à Chicago, envoyé par le Vatican. Deux humanistes dans un monde qui méprise l’homme. [...] 
En tant qu’officier Martin est coincé entre la loyauté qu’il doit à son pays et un idéal humaniste, qui l’amènera à aimer la discussion, pas toujours facile, avec le père Malecki, prêtre venu de Chicago, envoyé par le Vatican pour enquêter sur la mort très suspecte de Mère Kazimierza, membre d’un couvent connue pour ses dons de prophétie.[...]
LUNE TROMPEUSENovembre 1943. Vittorio Lisi, l’un des hommes forts du parti fasciste à Vérone, est assassiné dans l’Italie occupée. Clara, sa jeune épouse, apparaît rapidement comme le principal suspect. Délicate, l’enquête est confiée au major de la Wehrmacht Martin Bora, récemment transféré du front russe. Etroitement surveillé par sa hiérarchie depuis qu’il s’est opposé aux menées des SS sur le front de l’Est, Bora doit jouer de prudence et composer avec le tempérament latin de l’inspecteur Sandro Guidi, qui n’est pas insensible aux charmes de la jeune veuve…[...]  

jeudi 11 octobre 2012

Se repérer en ville au Japon


Orientation ou comment s'en sortir au Japon? (guide du routard japon 2011)

Tokyo est non seulement une ville sans noms de rues, mais vous trouverez nombre de Japonais pour avouer que c'est tout autant un vrai casse-tête pour eux. 
Pas de panique cependant, si on rentre bien dans le système, on finit par s'y familiariser et les choses ne sont pas si difficiles que ça. 
D'abord, si vous décidez de sortir un minimum des sentiers battus, un instrument 0BLIGATOIRE : le Tokyo City Atlas (édition bilingue)- deviendra votre sauveur, votre compagnon, votre ami... 

Pas de noms de rues, très rares noms d'avenues, alors comment les Nippons font-ils pour se reperer ?

Tout « simplement » par un système de districts, puis de blocs (un découpage sur le principe du cadastre). Vous verrez, c'est assez logique finalement quand on a bien intégré le truc.

Un exemple

Tenez, prenons un exemple et décortiquons l'adresse de l'office du tourisme : 
OFFICE DU TOURISME, 10e étage
Tokyo Kotsu Kaikan Bldg, 
2-10-1 Yurakucho, 
Chiyoda-ku. M Yurakucho.

  • Au début, facile, c'est au 10e étage de l'édifice Tokyo Kotsu Kaikan. 
  • Après, on a 2-10-1 Yurakucho, Chiyoda-ku, c'est-à-dire la hiérar­chie de l'arrondissement, du quartier, du bloc d'immeubles et enfin de l'immeuble. 
  • Chiyoda-ku, l'arrondissement, ne nous est guère utile. C'est le quartier (ou le dis­trict) qui ici nous intéresse, à savoir Yurakucho. Or certains quartiers se révèlent si vastes qu'on les a subdivisés en miniquartiers appelés chome (Ginza par exemple a été divisé en huit chomes). Dans notre cas, une chance, Yurakucho, st seulement coupé en deux (Yurakucho 1 et 2, opportunément de part et d'autre de la station de métro du même nom). Nous constatons donc que notre Yurakucho, 2- se trouve à l'est du métro et que, nouveau coup de chance, le bloc n° 10 sera rapidement repéré sur le plan. 
  • L'expérience sur le terrain nous a cependant démontré que le numéro de l'immeuble (ici le 1) n'apparaît pas d'une grande utilité. En général pour une raison toute simple : l'absence, le plus souvent, de tout numéro sur l'immeuble. En outre, pour compliquer les choses, les numéros d'immeubles ne se suivent pas nécessairement, ils sont attribués en fonction de la date de construction (or comme on démolit et qu'on reconstruit à tout-va...). 
  • En revanche, le « 2-10 » devrait normalement apparaître sur des plaques de fer à la verticale, soit sur les coins du bloc d'immeubles, soit sur les poteaux électriques qui cernent le bloc. Le malheur, c'est que, là aussi, ces indications indispensables manquent bien souvent. 
  • Il y a heureusement un peu partout ces koban (minipos­tes de police) où les policiers (qui connaissent leur quartier par cœur) seront ravis de sortir leur « plan-cadastre » et de vous aiguiller sur la bonne voie. 
Une combine si vous commencez à cafouiller :
Pénétrez dans un maga­sin du bloc « convoité » et demandez une carte de visite. Vous verrez tout de suite le numéro du bloc et, au verso de la carte, un miniplan du quartier qui vous aidera au moins à repérer l'endroit où vous vous trouvez exactement. 
Allez, on va jusqu'au bout de notre démonstration au sujet d'une dernière difficulté : l'absence de noms de rues et de numéros ne permet pas de repérer de façon pratique à quoi correspondent les croisements de rues et d'orienter la carte comme on le voudrait (logiquement, suivant les points cardinaux). 
Bref, on perd facilement le nord ! 
Une seule solution, vieille comme le premier routard des mers : une bous­sole, une miniboussole de poche qui, enfin, vous indiquera... le nord salvateur. 
Votre 1ère ou dernière  planche de salut, c'est la serviabilité de beaucoup de Japonais qui se mettront en quatre, voire en huit pour vous... quitte à vous accompagner sur plusieurs centaines de mètres.

mercredi 10 octobre 2012

Street View reviendra sur les Iphones ...par la petite porte

Source :  http://www.01net.com/editorial/574891/maps-google-contourne-ios-pour-proposer-street-view-sur-iphone/#?xtor=EPR-15-[NL-01net-Telechargement]-20121005


Maps : Google contourne iOS pour proposer Street View sur iPhone


La bataille de la géolocalisation se poursuit. Google vient d'améliorer la fonction Web de Maps pour proposer Street View sur tous les mobiles, iPhone compris.





Après qu’Apple a décidé de ne plus intégrer Google Maps à iOS 6 pour proposer sa propre application, développée avec TomTom, Google cherche à tout prix le moyen de ne pas se couper des utilisateurs d’iPhone. Il semble qu’il ait trouvé la combine.

Désormais, Street View est intégrée dans la version Web du service de cartographie.
Pour en profiter sur le smartphone d'Apple, il suffit de lancer Google dans Safari et faire une recherche d'adresse pour que le logo de la fonction de gélocalisation apparaisse sur l'appareil.

Notre essai réalisé sur un iPhone 5 sous iOS 6 a parfaitement fonctionné.

Pareil sur un iPhone 4S sous iOS 5.

Cette solution devrait satisfaire ceux qui craignaient de faire la mise à jour d’iOS 5 vers iOS 6 de peur de ne pas disposer d’un outil de géolocalisation suffisamment efficace.

Leur crainte était fondée puisque le président d’Apple a dû présenter ses excuses pour la piètre qualité de l’application Plans.
    

Les Paysages de Daïdo MORIYAMA


森山大道 




« Les photographies sont les empreintes de la lumière et de la mémoire, 
 les photographies constituent l’histoire de la mémoire. 
C’est le mythe de la lumière », 
Daido Moriyama, in Memories of a dog (2004)








森山大道 Daido MORIYMA, Japon, né en 1938 


Reférences : 







dimanche 7 octobre 2012

Aux Yeux De Tous, Film, 2011

Aux Yeux De Tous est un film qui se donne des allures de caméra réalité. La plupart des plans sont filmés comme avec des caméras de surveillance ou des webcams et c'est le premier intérêt de ce polar halluciné.
Il évoque aussi une crainte que nombre de français ont eu avant la dernière élection présidentielle : qu'un attentat se déroule opportunément avant l'élection afin de provoquer un retour à la peur et le choix d'un président partisan du verrouillage de la société.

Le pitch  : a un mois de l'élection française, une bombe explose dans une gare parisienne faisant 17 morts. Les caméras de surveillance locales sont en panne et incapables d'aider la police dans son enquête pour ce drame.

La manière : Dès les premières images du film de Cedric Jimenez, nous savons bien que les images des cameras de sécurité existent : nous les avons sous les yeux, projetées par un inconnu entouré d'écrans videos, de commandes dédiées, de suivis gps... Ce homme semble accéder aux milliers de caméras video sonorisées qui nous entourent dans notre vie publique mais aussi à la webcam obligeamment intégrée à notre ordinateur portable, notre smartphone...
Il semble suivre en GPS chacune de ses cibles (grâce aux puces incluses dans les smartphones?), les écouter grâce au micro du portable qui continue à fonctionner même l'écran refermé ou à celui du téléphone mobile...
Qui est-il? Un hacker doué et curieux de tout, aidé par ses collègues aux multiples talents? Ou le commando petit génie qui couvre les opérations de ses camarades à distance, comme on le voit souvent dans les classiques films d'action américains actuels? Intervient-il par sympathie pour la jeune policière ou parce qu'elle est dans son équipe?
La première partie est hallucinante et regorge d'énigmes et voir ce film chez soi en vidéo est un plus, tellement il est utile de revenir en arrière, de faire une image fixe parfois... afin de mieux profiter de tout ce qui s'y déroule...
Quant à la seconde partie, je n'en sais encore rien : j'ai mis en pause pour vanter ce superbe début de film français qui mérite absolument sa vision en vidéo...

Fiche : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aux_yeux_de_tous

lundi 1 octobre 2012

Échanger facilement des fichiers entre tous ses ordis en réseau.

MAJ 2015 voir plus bas
Il n'est déjà pas toujours facile d'échanger des fichiers dans son propre réseau sous Windows, Apple IOS ou Linux mais cela devient une corvée dès qu'on veut le faire d'un PC à un Mac ou autres systèmes différents.
Il reste les clefs USB ou la possibilité de s'envoyer un message par mail avec des fichiers joints mais il y a plus simple sans limite de taille de fichier : une même application disponible sur Mac, Windows ou Linux.

Selon 01net, "Multi plate-forme, Dukto R5 est un outil simple et rapide de transfert de fichiers entre ordinateurs d'un même réseau local. Installez l'application sur tous les postes de votre réseau qui seront automatiquement détectés. Aucun autre paramètre, manipulation ou configuration système n'est requis. 
Que vos ordinateurs tournent sous Windows, Mac ou Linux, il vous suffit de glisser-déposer le document pour qu'il soit copié dans le répertoire prévu à cet effet sur un ou plusieurs postes."

Il est proposé sur le site en utilisation gratuite.

Télécharger Dukto R5 pour Windows (gratuit)
Télécharger Dukto R5 portable (gratuit)
Télécharger Dukto R5 pour Mac (gratuit)
Télécharger Dukto R5 pour Linux (gratuit)

Essai :

  • Dukto s'installe en 2 minutes
  • Tous les appareils du réseau équipés de Dukto sont reconnus en quelques secondes.
  • Un appareil connecté en VPN est reconnu également.
  • Chaque installation demande de choisir un dossier qui servira aux fichiers reçus des autres ordis.
Ideal pour échanger des fichiers créés dans des appareils différents : un XP pourra piloter un scanner ancien, un Mac faire des montages vidéos... et on les transfère aux autres ordis ensuite.

2015 Bonus : Echanger des fichier entre ordis, tablettes et smartphones android et IOS