jeudi 11 octobre 2012

Se repérer en ville au Japon


Orientation ou comment s'en sortir au Japon? (guide du routard japon 2011)

Tokyo est non seulement une ville sans noms de rues, mais vous trouverez nombre de Japonais pour avouer que c'est tout autant un vrai casse-tête pour eux. 
Pas de panique cependant, si on rentre bien dans le système, on finit par s'y familiariser et les choses ne sont pas si difficiles que ça. 
D'abord, si vous décidez de sortir un minimum des sentiers battus, un instrument 0BLIGATOIRE : le Tokyo City Atlas (édition bilingue)- deviendra votre sauveur, votre compagnon, votre ami... 

Pas de noms de rues, très rares noms d'avenues, alors comment les Nippons font-ils pour se reperer ?

Tout « simplement » par un système de districts, puis de blocs (un découpage sur le principe du cadastre). Vous verrez, c'est assez logique finalement quand on a bien intégré le truc.

Un exemple

Tenez, prenons un exemple et décortiquons l'adresse de l'office du tourisme : 
OFFICE DU TOURISME, 10e étage
Tokyo Kotsu Kaikan Bldg, 
2-10-1 Yurakucho, 
Chiyoda-ku. M Yurakucho.

  • Au début, facile, c'est au 10e étage de l'édifice Tokyo Kotsu Kaikan. 
  • Après, on a 2-10-1 Yurakucho, Chiyoda-ku, c'est-à-dire la hiérar­chie de l'arrondissement, du quartier, du bloc d'immeubles et enfin de l'immeuble. 
  • Chiyoda-ku, l'arrondissement, ne nous est guère utile. C'est le quartier (ou le dis­trict) qui ici nous intéresse, à savoir Yurakucho. Or certains quartiers se révèlent si vastes qu'on les a subdivisés en miniquartiers appelés chome (Ginza par exemple a été divisé en huit chomes). Dans notre cas, une chance, Yurakucho, st seulement coupé en deux (Yurakucho 1 et 2, opportunément de part et d'autre de la station de métro du même nom). Nous constatons donc que notre Yurakucho, 2- se trouve à l'est du métro et que, nouveau coup de chance, le bloc n° 10 sera rapidement repéré sur le plan. 
  • L'expérience sur le terrain nous a cependant démontré que le numéro de l'immeuble (ici le 1) n'apparaît pas d'une grande utilité. En général pour une raison toute simple : l'absence, le plus souvent, de tout numéro sur l'immeuble. En outre, pour compliquer les choses, les numéros d'immeubles ne se suivent pas nécessairement, ils sont attribués en fonction de la date de construction (or comme on démolit et qu'on reconstruit à tout-va...). 
  • En revanche, le « 2-10 » devrait normalement apparaître sur des plaques de fer à la verticale, soit sur les coins du bloc d'immeubles, soit sur les poteaux électriques qui cernent le bloc. Le malheur, c'est que, là aussi, ces indications indispensables manquent bien souvent. 
  • Il y a heureusement un peu partout ces koban (minipos­tes de police) où les policiers (qui connaissent leur quartier par cœur) seront ravis de sortir leur « plan-cadastre » et de vous aiguiller sur la bonne voie. 
Une combine si vous commencez à cafouiller :
Pénétrez dans un maga­sin du bloc « convoité » et demandez une carte de visite. Vous verrez tout de suite le numéro du bloc et, au verso de la carte, un miniplan du quartier qui vous aidera au moins à repérer l'endroit où vous vous trouvez exactement. 
Allez, on va jusqu'au bout de notre démonstration au sujet d'une dernière difficulté : l'absence de noms de rues et de numéros ne permet pas de repérer de façon pratique à quoi correspondent les croisements de rues et d'orienter la carte comme on le voudrait (logiquement, suivant les points cardinaux). 
Bref, on perd facilement le nord ! 
Une seule solution, vieille comme le premier routard des mers : une bous­sole, une miniboussole de poche qui, enfin, vous indiquera... le nord salvateur. 
Votre 1ère ou dernière  planche de salut, c'est la serviabilité de beaucoup de Japonais qui se mettront en quatre, voire en huit pour vous... quitte à vous accompagner sur plusieurs centaines de mètres.