mardi 30 août 2011

Une mise à jour pour imprimantes Lexmark qui peut poser problème.

Sorties en 2010, les Lexmark multifonctions série S avaient séduit et fait l'objet de pas mal d'attentions : promotions hallucinantes, cartouches peu protégées...
Il semble que la maison mère rectifie le tir, sans doute pour éviter les recharges à la seringue : votre lexmark S 301, S305 etc... va vous proposer ces jours-ci d'installer un "micro-code" (en gros une nouvelle version du programme interne de l'engin) et on annonce la couleur d'office (si je peux dire ) :
"Limite l'utilisation des cartouches non autorisées".
Si votre Lexmark fonctionnait déja très bien et imprimait très bien, même après une longue periode d'inutilisation, ce qui est le cas de la mienne, pas besoin d'installer ce "microcode" : en informatique, le mieux est l'énnemi du bien comme vous avez pû le constater la dernière fois qu'un collègue a voulu "accélerer " votre connexion ou  autre amélioration qui a fichu la panique sur votre ordi...
Ici, les intentions de Lexmark sont affichées...

samedi 20 août 2011

Homevideo par Kilian Riedhof, Téléfilm

 Arte Soirée de Vendredi 26 Aout à 2h00  du matin, ( samedi 27 août 02h00) 


 "Il y en a qui attirent tous les emmerdes". L'essence même du roman noir, du film noir.
"Il y en a qui attirent tous les emmerdes" C'est ce que dit le jeune tortionnaire dans Homevideo que diffuse Arte en ce moment.
Je l'ai vue parfois à l'oeuvre cette propension à rejeter sur la victime la cause de sa propre souffrance, cette explication sortant souvent de la bouche du tortionnaire ou du témoin passif.



Pourtant Claas, une quinzaine d'années, n'a rien fait de bien grave sinon se filmer lui même avec une caméra déclarant sa flamme à Hannah, une amie de lycée puis en se masturbant ensuite.
Sa deuxième erreur est peut-être de connaître et rechercher la compagnie de ses futurs tortionnaires, des lycéens avec lesquels il n'a aucune affinité mais à qui sa mère prêtera sa caméra comme on prête un ballon ou un stylo. Henri, un autre lycéen, visionnera la vidéo, fera chanter Claas puis diffusera la video sur internet sur le réseau social du lycée.

Le résultat est ce que donne les moyens disproportionnés que la technologie des adultes a mise entre les mains des ados et de leur incapacité à les maîtriser ainsi que l'immense pouvoir qu'il donne à celui qui veut faire mal.

Les adultes se montreront bien incapables de juguler le mal que leurs enfants peuvent se faire entre eux et leur bonne volonté ne suffira pas car elle ne pourra vraiment dépasser le mur de leurs propres préoccupations.

  • Le père de Claas est policier et va tout traiter en mode  "loi et ordre", que ce soit pour chercher pourqui sa femme vient de le quitter ou comment récupérer la carte mémoire volée. Incapable de montrer vraiment son affection, il offre ce qu'il peut offrir, pas ce dont son fils a besoin : un repas massacré et interrompu par le téléphone, une partie de ping-pong qui ne fera que diversion.Il ne prendra pas la mesure de la vitesse à laquelle la honte peut aujourd'hui de répandre et croira qu'il a vécu la même disgrâce quand sa mère l'a lui-même surpris à se masturber quand il était adolescent. Il appliquera la méthode Années 80 : ce n'est pas sale, ton corps change, etc... alors que le mal est ailleurs. Il croit également garder son arme et son argent à l'abri alors que son fils connait tous les secrets de la maison.

  • La mère de Claas quitte son mari pour s'installer en ville avec une amie. Elle ne pourra revenir en arrière sur ce pas si difficile qu'elle a franchi bien que son fils lui demande de revenir. Elle n'a pas compris qu'en prêtant une caméra video, elle prêtait aussi les vidéos privées de son fils alors qu'elle n'aurait pas fait la même chose avec un journal personnel...
  •  Le père père d'Hannah, psychologue (clin d'oeil du scénariste?), voit dans le message video de Claas une agression sexuelle contre sa fille et la réunion de parents où il défend cette théorie est un grand moment même si on a souvent vu bien plus violent dans les lycées pour des motifs plus futiles. ar Hannah, comme Claas,est elle aussi bien souvent laissée à elle-même.
  • Le principal du lycée sera incapable de faire la police dans son établissement, internet étant par essence virtuel et hors les murs. Essayer de contenter tout le monde et attendre que le problème se règle tout seul est évidemment impossible même si les gens qui arrivent à ce genre de responsabilité essayent souvent de le faire croire, et le monde de l'enseignement souffre grandement de ce mal.
  • La mère d'Henri, le jeune tortionnaire, a une excuse qu'elle doit sortir à l'envi : "Le père d'Henri est trop souvent absent".
Les adolescents sont livrés à eux-mêmes comme le sont finalement tous les adolescents à des degrés moindres. Les adultes leur expliquent le fonctionnement des machines, leur transmettent les règles sans pouvoir les faire respecter, disent leur faire confiance puisqu'il leur est de toute façon impossible de faire autrement.
Ces adolescents sontici  malgré tout les personnages principaux et les artisans de leur propre chute.


  • Claas ne mesure pas que tout ce que l'on enregistre aujourd'hui ne s'efface plus : détruire une carte video n'empêche pas les copies "à l'identique" de proliférer et d'être diffusées en masse. Il prend au comptant les messages que lui envoie Hannah sans prendre la mesure de l'importance que la distance du virtuel fait écrire sans que l'acte suive : il en fera la triste expérience quand elle acceptera de le revoir après le déclenchement de l'affaire : elle refusera pourtant de coucher avec lui alors que lui pense n'avoir que cela à lui offrir. On se souviendra aussi que, désireux de s'intégrer dans le seul monde qu'il connait, le lycée, il laissera également Henri, son boureau, entrer dans sa vie.
  • Hannah semble avoir des attitudes différentes selon qu'elle est au lycée sous le regard des autres, en tête-à-tête avec Claas, avec ses parents ou surtout sur le net où elle ne semble pas mesurer la portée des mots qu'elle affiche à l'écran.
  • Henri a tout du futur psychopathe et ses semblables ne sont pas si rares dans les écoles. Incapable de gérer ses propres tendances sexuelles ou de pouvoir, il s'appuie sur un ami dépendant qui reçoit les coups à sa place. Il trouve immédiatement chez Claas celui qu'il pourra faire souffrir. Sa perversion n'est pas décelée par les parents ni par les professeurs qui n'y voient sans doute qu'un trait de caractère qui disparaitra à l"âge adulte.
  • Les autres adolescents sont des témoins passifs de catte histoire morbide, trop désireux de se fondre dans un comportement unique et soulagés de ne pas être la victime. Quand Claas changera enfin d'école, ce sera pour y rencontrer en sortant quelqu'un qui le connait d'une activité péri-scolaire. Qui dit que ce copain du Basket n'est pas déja au courant de son infortune et que l'affaire rattrapera Claas ici aussi? Quel lieu échappe à internet et aux réseaux sociaux?

réalisation et casting

Réalisateur : Kilian Riedhof (il présente en allemmand son film)


Casting : Wotan Wilke Möhring (Claas Moormann) , Jonas Nay (Jakob Moormann) , Nicole Marischka (Irina Moormann) , Sophia Boehme (Hannah) , Jannik Schümann (Henry) , Tom Wolf (Erik) , Willi Gerk (Tom) , Anett Heilfort (madame Beckmann)

Durée : 90 min

 Mon avis : Un téléfilm tout à fait dans les standards du film noir. 
A voir sur Arte et revoir en Replay


Références : (quel dommage que les sites se contentent de diffuser le communiqué de presse ...)

mardi 16 août 2011

NON, les consommateurs français ne pourront pas se défendre en groupe!

NOUVEAU : un téléviseur LCD 82cm à 299euros testé par 01.net :

http://www.01net.com//fiche-produit/prise-main-10534/tv-lcd-plasma-changhong-l32f726/       Video en bas de page.





NON, les consommateurs français ne pourront pas se défendre en groupe!





Nicolas Sarkozy retenait en 2007 la possibilité d'actions de groupes de consommateurs s'il était élu, reprenant une promesse chiraquienne dont la loi avait été retirée de l'examen en janvier 2007 au dernier moment : ententes sur les prix des réseaux de téléphones mobiles, produits défectueux vendus en masse... de nombreux secteurs pouvaient ainsi connaître des redressements salutaires pour les consommateurs.

Comme on l'aura noté, la loi n'a pas été travaillée mais UFC-Que Choisir avait déja fait un appel aux consommateurs de Orange-SFR-Bouygues afin d'estimer le préjudice de milliers de plaignants et a essayé de présenter les cas sous un autre forme.

Et bien NON, même comme ça, pas question de demander réparation des préjudices subis comme le confirme le mail de Que Choisir que je reçois aujourd'hui.

Ravalons nos déceptions, la justice veille.





Madame, Monsieur,



Vous avez transmis votre dossier à l'UFC-Que Choisir à la suite de la condamnation par le Conseil de la concurrence, le 30 novembre 2005, des opérateurs mobiles Orange, SFR et Bouygues Télécom pour s'être entendus afin de se répartir le marché de la téléphonie mobile, ce qui a eu pour effet de fixer les prix de détail à un niveau artificiellement élevé durant la période 2000-2002.



Faute d'action de groupe en droit français permettant en une seule procédure d'obtenir l'indemnisation de tous les consommateurs victimes, nous avons informé les abonnés victimes de l'entente qu'ils avaient la possibilité d'intenter une action en justice, soit seuls, soit en se joignant à la procédure engagée devant le tribunal de commerce de Paris. C'est dans ce cadre que votre dossier individuel est venu s'ajouter aux dossiers de l'UFC-Que Choisir et des autres victimes.



Votre dossier a été déposé le 13 octobre 2006 devant le tribunal de commerce de Paris, afin qu'il statue sur votre demande d'indemnisation.



Le 6 décembre 2007, le tribunal de commerce de Paris a estimé que la procédure contre Bouygues Télécom était irrégulière au motif que nous aurions fait une action en représentation conjointe déguisée et que nous aurions démarché les consommateurs pour les inciter à agir en justice, en contradiction avec les règles de cette procédure.



Nous avons fait appel de cette décision avec plus de 1 500 victimes. Dans l'attente du résultat de l'appel, nous nous sommes désistés des actions engagées contre les opérations SFR et Orange.



Par son arrêt du 22 janvier 2010, la cour d'appel de Paris, contre toute attente, a confirmé l'analyse du tribunal de commerce en prononçant la nullité de la procédure introduite par les victimes et notre association.



Les juges ont estimé que notre rôle de soutien et de regroupement des victimes constituait un détournement de procédure et que l'action introduite au nom de toutes les victimes était en réalité une action en « représentation conjointe ».



Ils ont également considéré que notre association, par le biais du site Cartelmobile.org et des informations transmises aux victimes, avait démarché les consommateurs, ce que précisément les règles de l'action en représentation conjointe interdisent.



Cette analyse étant parfaitement contestable dans la mesure où elle ne correspond pas aux faits, car notre association s'était bornée à aider les victimes, à les regrouper pour faire valoir leurs droits comme le commandent nos statuts, et considérant que la décision des juges portait atteinte à plusieurs droits fondamentaux, notamment celui de la liberté d'agir en justice et de la liberté de choix de la procédure, nous avons formé un pourvoi en cassation.



Malheureusement, la Cour de cassation vient d'entériner, le 26 mai dernier, les décisions du tribunal de commerce et de la cour d'appel.



Vous, comme l'ensemble des consommateurs parties aux actions en réparation intentées contre les opérateurs, êtes donc privé en l'état de la réparation de votre préjudice résultant de l'entente, et nous le déplorons.



L'arrêt de la Cour de cassation souligne en effet qu'en l'état actuel du droit, aucune procédure ne permet d'obtenir l'indemnisation d'un grand nombre de victimes de litiges similaires, et donc l'urgence d'instaurer une action de groupe, seule à même d'assurer une indemnisation juste et effective de l'ensemble des victime de litiges de masse, mais aussi et surtout de dissuader les entreprises de se livrer à des pratiques abusives et illicites.



Les recours nationaux étant dorénavant totalement épuisés et les différentes actions entreprises dans ce dossier ayant souligné que le droit français actuel ne permet pas l'accès au juge de toutes les victimes ni ne garantit le droit au recours effectif, principe constitutionnel mais aussi européen, l'UFC-Que Choisir étudie la possibilité de saisir la Cour européenne des droits de l'homme, procédure qui, même si elle était jugée recevable et l'État français condamné, ne permettrait cependant pas d'obtenir l'indemnisation des victimes de l'entente entre les opérateurs, par ailleurs définitivement établie par la Cour de cassation.



Nous vous remercions de la confiance que vous nous avez accordée et regrettons sincèrement l'issue de cette procédure.



À toutes fins utiles, nous vous rappelons que vous avez néanmoins encore la possibilité d'engager seul une action en justice pour obtenir la réparation que vous aviez demandée devant le tribunal de commerce.



Compte tenu de la complexité des questions en cause et des conditions propres à chaque dossier, nous ne sommes malheureusement pas en mesure de préciser pour chaque consommateur les recours envisageables, leurs coûts et leur opportunité.



De ce fait, si vous souhaitez engager une telle action, nous vous invitons préalablement à vous rapprocher d'un avocat ou d'un spécialiste en droit pour examiner l'opportunité d'une telle action.



Alain BAZOT

Président de l'UFC-Que Choisir











NOUVEAU : un téléviseur LCD 82cm à 299euros testé par 01.net :

http://www.01net.com//fiche-produit/prise-main-10534/tv-lcd-plasma-changhong-l32f726/  


vendredi 12 août 2011

HotelClub et Best Western ont du mal à communiquer : et une déception pour 3 vacanciers.

Petite histoire vécue : vous réservez sur un site connu (hotelclub.com) un hôtel pour une semaine dans une station balnéaire espagnole pas trop loin de la frontière et d’une ville intéressante (Sitges, à côté de Barcelone).



L’hôtel choisi doit avoir une piscine, le wifi, un refrigerateur-minibar et une vue agréable dans un quartier plutôt calme légèrement excentré afin d’éviter l’ambiance ibizesque du centre-ville .



Le choix se porte ici sur l’hôtel Subur Maritim (chaîne Best Western) :  une adresse excentrée, une vue sur la plage, une piscine, un petit déjeuner vanté par ‘trip advisor », un site dont le seul reproche fait récemment concerne sa faculté de déclarer complets certains hôtels peu généreux avec le site.
En janvier 2011, réservation est prise pour une semaine en Août pour une chambre double et petits déjeuners pour la somme de 763 euros, ce qui n’a rien d’un discount mais peut se concevoir en pleine saison. Pour une fois, la somme est intégralement débitée dès la confirmation des disponibilités , 2 jours après la commande, toujours en janvier 2011.
Le bon de réservation (voucher) émis par Hotel club confirme le nom précis, l’adresse ce qui est une sécurité car il semble y avoir un autre hôtel au nom ressemblant (« Subur » au lieu de « Subur Maritim » ) en centre ville dont les témoignages critiquent la minceur des cloisons,  l’ambiance auberge de jeunesse, etc…


La veille du départ, un ami maitrisant l’espagnol appelle le numéro de téléphone mentionné sur le bon de réservation (voucher) et se voit confirmé que nous sommes attendus à la date prévue pour le séjour réservé. Pas la peine de faire le voyage s’il y a eu erreur…


Le gps Navigon nous guide directement à l’hotel Best Western Subur Maritim, passeig maritim, preuve que l’hôtel s’est bien déclaré à cette adresse car les GPS qui vous proposent une hôtel sans que vous le demandiez ne le font pas charitablement. En tapant le nom de la rue, le Subur Maritim est immédiatement proposé.


Nous sommes accueilli par une réceptionniste semblant sous la surveillance d’une personne plus aguerrie : il semble que nos deux chambres n’apparaissent que pour 4 jours mais elle nous assure qu’elle va régler le problème en lisant notre voucher et les dates mentionnées.


Nous nous répartissons dans nos chambre bénéficiant de belles vues, l'une sur un jardin, l'autre sur la mer. Jolie présentation conforme aux standards moyens des 3 et 4 étoiles labellisés BestWestern, un balcon avec table et chaises comme prévu. Le temps de vider les valises pour une semaine, d'une douche et la réception rappelle en disant qu'il y a erreur et que nous devons changer de chambre, une confusion ayant eu lieu sur le nom de celles qui nous ont été attribuées.



N'étant pas seul et dépendant de mes amis hispanophones pour les explications, je refais mes bagages et redescends au lobby. Changement de ton à l'accueil du Best Western Subur Maritim : nous ne sommes apparemment pas dans le bon hôtel !



Explications données :

  • la personne de l'hôtel Best Western Subur Maritim qui nous a répondu au téléphone la veille s'est trompée,

  • la réceptionniste qui nous a enregistrés moins de 2 heures auparavant ici au Best Western Subur Maritim  et a confondu le nom d'un de nous trois arrivant pour 7 nuitées  avec celui d'une famille de 4 personnes ayant réservé pour 4 jours s'est trompée également 

  • On ne peut pas voir cette réceptionniste car elle a quitté son travail depuis quelques minutes

  • Hotel Club s'est trompé (réceptionniste dixit) en nous promettant une chambre au Best Western Subur Maritim en le confondant avec le SUBUR situé en ville qui appartient au même propriétaire

  • L'hôtel Subur en ville est prévenu et a nos chambres

  • Aucune explication sur nos bons de reservations portant le nom du Best Western Subur Maritim, l'adresse du Best Western Subur Maritim, le numéro de téléphone du Best Western Subur Maritim.

  • La réception du Best Western Subur Maritim s'occupe aussi des réservations du Subur (nous constaterons au Subur que cette affirmation semble mensongère car j'y assisterai à plusieurs demandes de chambres à la réception)

  • On peut nous appeller un taxi (trop aimable!)

  • oui, le standing du Subur est tout à fait comparable au Best Western Subur Maritim et nous en serons enchantés.

  • J'appelle de mon cellulaire (merci les frais de roaming) Hotelclub en France mais, par malchance, les bureaux viennent de fermer pour la nuit et seule la version en anglais est proposée. Nous décidons de tenter notre chance au Subur avant de nous plaindre (ou non) en anglais. Evidemment, à l'heure de l'arrivée, en cas de problème, les explications auraient été plus simples... 
La "nouvelle" réceptionniste nous indique que de nombreuses personnes font l'erreur car les deux hôtels au nom étrangement similaire font partie du même groupe. Le confort est censé être équivalent, les deux adresses apparaissent en effet sur les cartonnettes qui emballent les pass d'entrée de chambre etc...



Ca sent l'arnaque mais il est difficile de prendre une décision commune et nous tentons le déplacement :  qui veut commencer des vacances par un sitting dans une entrée d'hôtel? D'ailleurs,  on nous a déja repris nos pass au moment de la "vérification".



Nous arguons que nos vouchers portent le nom SUBUR MARITIM et le numéro de téléphone de l'hôtel présent et que nous avons été confirmés au téléphone la veille. La responsable nous affirme de nouveau que c'est bien possible car toutes les réservations se font au Best Western Subur Maritim...



Après deux km de voiture en direction du centre ville de Sitges,  nous arrivons à l'autre Hôtel Subur.



Contrairement aux boniments de la chef d'accueil du Best Western Subur Maritim , gros changement d'atmosphère dès l'extérieur du Subur :


  • pleine ville,

  • circulation piétonnière et automobile, 

  • restaurants attrape-touristes, 

  • boites de nuit,
A l'intérieur, atmosphère des années soixante pour le hall d'entrée et comme nous le confirme le réceptionniste :pas de piscine! Pourtant le restaurant qui sert aussi les petits déjeuners est original et semble attractif.

Côté déco, on sent une envie de copier les couleurs du Subur Maritim mais dans une réalisation parfois hésitante comme on le verra dans les chambres.  Pour l'instant, le réceptionniste est incapable de nous donner d'avantage d'explications : il sait que notre séjour a été réglé mais ne sait pas quand ni par qui, avec cet air accablé qu'ont ceux qui doivent concilier des exigences inconciliables. Les bordereaux d'accueil à signer sont déja imprimés et nous serons d'ailleurs mal répartis puisque le couple se retrouvera en chambre simple avec grand lit  et le célibataire en chambre avec balcon et deux lits doubles ! Toutefois, reconnaissons qu'il nous offre le parking, ce qui n'est pas un mince avantage en centre-sitges



Nous acceptons les pass pour visiter nos chambres : la nôtre (couple) nous semble bien en dessous de celle du Subur Maritim Best Western : peintures approximative, pas de mini bar ni réfrigerateur ni même distributeur de glaçons en couloir, pas de balcon , salle de bains sans extraction d'air,  vue sur le parking en terre et les poubelles de recyclage du quartier (chambre 118), climatisation surplombant le lit, placard de rangement vétuste aux peintures écaillées même si on sent qu'une partie a été rénovée récemment, chaise trop haute pour s'assoir sous le bureau, wifi presque impossible à capter en fond de couloir...

Notre partenaire célibataire est un peu mieux loti et semble se satisfaire de sa chambre pour l'instant car il a un mini balcon , un peu de signal wifi et apprécie finalement l'ambiance citadine.

Nous acceptons les chambres pour la nuit et vérifions tous nos documents de réservations, copies d'écran...etc... Nous vérifions ainsi que jamais l'adresse ni le nom du Subur n'y apparaissent.

Je téléphone dès ce premier soir au numéro australien d'HotelClub auquel nous relie le répondeur français de la société et explique notre problème pour prendre date. Mon interlocutrice ouvre un dossier de réclamation et m'affirme que les vérifications vont être lancées.

La première soirée est morose car chacun de nous pense avoir subi une arnaque : un hôtel estampillé d'une franchise connue semble faire des sur-réservations qu'il renvoie ensuite sur un hôtel inférieur appartenant au même propriétaire. Heureusement, la ville est vivante en soirée et l'hôtel y est ancré.




La nuit en chambre parait relativement calme puisque nous chacun de nous dort avec des protections d'oreille (indispensables pour les voyageurs de toutes façons).

Sitôt les boules auriculaires enlevées, les voisins semblent dans notre chambre tellement l’acoustique des chambres est déplorable mais c'est déjà ce que semblent dire les critiques sur l'hôtel Subur parues sur trip Advisor. Malheureusement, aucun témoignage ne mentionne encore qu'on peut se retrouver là en ayant réservé ailleurs!

Au matin, je rappelle Hotelclub France qui retrouve le dossier de plainte et doit me rappeler mais seul HotelClub Australie rappelle en anglais.

Contactés plus tard par moi, le bureau français me dit que le 1er hôtel  a seulement mentionné un hotel complet sans mentionner que nos bons de réservations (vouchers) étaient présentés par nous, en règle, et même confirmés la veille par téléphone.

Ayant pratiqué l'étude qualitative d'hôtels, je sais que ce genre de pratiques existait par le passé (nombre de chambres annoncées élégantes réservées à Venise se sont transformées en locaux de seconde zone à l'arrivée des voyageurs jusque dans les années 2000) mais je croyais ce type d'arnque disparu en Espagne, surtout dans un hôtel d'une grande enseigne et en une période où on recherche les clients.



Finalement, un francophone de HotelClub Australie nous rappelle et nous proposera plusieurs solutions :

  • récupérer les 2 dernières nuits du séjour quand le Best Western Subur Maritim aura enfin de la place.

  • obtenir un crédit de 150 dollars US  pour le prochain voyage : solution que nous accepterons finalement. Je ne sais si ces deux offres peuvent s'additionner mais je compte bien fair ce qu'il faudra pour cela.
12 août 2011 : j'envoie ma demande pour les 2 dernières nuits au BW Subur Maritim par fax-internet et mail.



13 août 2011 : j'appuie ma demande par mail et fax-internet envoyés à Best Western Europe mais le délai imparti se rapproche .Cette page appuie ma demande en des termes peu flatteurs pour les deux sociétés encore récalcitrantes et elle publie alors des photos peu flatteuses sur nôtre hôtel de repli. Pourquoi ne pas mettre tous nos moyens en action?



14 août 2011 : aucune nouvelle mais les visites sur le site de defonceduconsommateur.com s'additionnent et le site s'affiche en 1er sur google quand on cherche Best Western et Hotelclub en même temps. Pourtant les espoirs s’amenuisent car qui répondra un 15 août à mes injonctions?



15 août 2011 : alors que nous n'espérons même plus un règlement de leur part, je suis appelé par Best Western Europe , par la voix de son aimable correspondante téléphonique francophone basée à Milan qui me fait part alors que je suis sur la plage de l'accord qui a finalement été trouvé par ses services avec le Best Western Subur Maritim. A mon retour sur le net, cet accord est précisé et confirmé par mail par Natalia, de l'Hôtel Subur Maritim qui garantit notre retour sur les lieux de ce 4 étoiles dans les conditions d'origine, maintenant qu'une disponibilité existe. Elle règlera ensuite par téléphone les derniers litiges. Nous emménageons dès la fin d'après midi au Subur Maritim que nous pensions avoir réservé dès l'origine.





Félicitations à Best Western Europe qui a finalisé avec son hôtel franchisé une solution satisfaisante pour tous et a finalement confirmé en dernière limite la fin du litige.





Félicitations à Natalia du BW Subur Maritim qui a aplani les derniers différents et nous a accueilli chaleureusement en ses lieux.Notre ami célibataire bénéficiera d'ailleurs des petits déjeuners.







Moralité : il est possible de résoudre une situation peu grave mais semblant inextricable car faisant intervenir

  • des consommateurs, 

  • deux hôtels appartenant à un même propriétaire, 

  • une franchise d'hôtels connue, 

  • un site de réservation aguerri et connu mais délégant ensuite ses réservations en Espagne à deux mandataires de réservations. 
 Il faut pour cela :

  • du temps, 

  • une connexion internet même épisodique,

  • un smartphone ou appareil photo pour bien montrer où le bas blesse

  • un abonnement à un serveur de fax car les mails n'ont souvent pas assez de présence réelle

  • un moyen de s'exprimer déja reconnu sur internet : ici ce site régulièrement répertorié par les moteurs de recherche.

  • une envie de résoudre le litige sans camper sur ses positions et un peu d'empathie. 

  • emporter son cellulaire même sur le plage le 15 août pour les bonnes nouvelles...
Note :  les sites de commentaires sur hôtels et restaurants (genre "Trip Advisor" )  ne suffisent pas : filtrés, trop lents à réagir, noyant les commentaires négatifs dans les commentaires de complaisance...

De plus, les évaluations sur le Subur Maritim parues sur TripAdvisor semblent toutes obsolètes alors que de nombreux hôtels évoluent très vite, en mal comme en bien : décoration, personnel, direction ou propriétaire...







Alors, une expérience à nous faire partager? un témoignage? A vous.

samedi 6 août 2011

Tout sur Joseph Hansen



Décrire Joseph Hansen comme un auteur qui aurait profité de la libération homosexuelle pour se faire un nom serait lui faire injure : la plupart des gays n'ont jamais entendu parler de lui, il ne fait pas partie des gays flamboyants et amusants comme le furent Liberace ou Michou, ses publications n'ont jamais été des blockbusters et il n'a guère misé sur l'homophobie de ses jeunes années pour se décrire victime. Poête mais surtout auteur de romans noirs et polars, il a toujours publié même s'il fallut longtemps le faire sous pseudonymes.

Son héros récurrent est l'agent d'assurances Dave Brandstetter, blanc, californien et peu intégré au ghetto gay, un personnage a qui sa fonction permettra de dénouer plusieurs intrigues tout au long d'une douzaine de romans. Le personnage se lie avec un jeune noir évoluant dans les milieux de la télé (on est encore en période pré informatique : la télé est LE domaine branché).

Si les deux héros de Hansen sont plutôt placides et ouverts, les thèmes abordés mettent souvent en scène des personnages qui cachent leurs désirs, leurs tendances ce qui les poussent, mensonges après faux semblants, au meurtre...

Mais JH n'est pas tendre avec les couples gays qui, lorsque la pression sociale s'est allégée dans les états les moins conservateurs, n'ont pas évité pour autant le mensonge, la convoitise et l'appat du gain. Dans " Pente Douce", il fait le portrait d'un homme qui apparait tout d'abord sous un jour positif et amical pour devenir ensuite victime de ses sentiments mais se dirigera immanquablement vers sa perte, comme tout bon roman noir doit le raconter.

Alors que la série des romans mettant en scène l'enquêteur Brandstetter (qui semble un peu représenter l'auteur) laissent une part optimiste dans la relation amoureuse des deux partenaires, les romans plus personnels de Joseph Hansen sont noirs et sans grand optimisme sur la nature humaine.
Né en 1923 et décédé en 2004, Joseph Hansen a laissé son témoignage des états de l'ouest américain dans leur évolution au fil de dizaines d'années aujourd'hui disparues.

Bibliographie (source Wikipedia)
sous le pseudonyme de James Colton
1964 : Lost on Twilight Road
    1965 : Strange Marriage
    1968 : Homosexuel notoire (Known Homosexual) - Réédité 2 fois sous les titres "Stranger to Himself" 1977 et "Pretty Boy Dead " sous la signature de Joseph Hansen.
    1969 : Hangup ; Cocksure ; Gard
    1971 : The Outward Side ; Todd

La saga « Dave Brandstetter
    1970 : Le Poids du monde (Fade out) - ou " Un blond évaporé (1971)"  en partie censuré ;
    1973  : Le Noyé d'Arena Blanca (Death Claims) ;
    1975  : Par qui la mort arrive (Trouble Maker) ;
    1978  : Les mouettes volent bas (The Man Everybody Was Afraid of) ;
    1979  : À fleur de peau (Skinflick) ;
    1982 : Gravedigger (Gravedigger) -  Petit papa pourri (1983)(série noire) ;
    1984 : Les Ravages de la nuit (Nightwork) ;
    1986 : Le petit chien riait (The Little Dog Laughed) ;
    1987 : Un pied dans la tombe (Early Graves) ;
    1988 : Obédience (Obedience) ;
    1990 : Le Garçon enterré ce matin (The Boy Who Was Buried This Morning) ;
    1991 : Un pays de vieux (A Country of Old Men) ;

Sans Dave Brandstetter :

    1982 : Promesses non tenues (Backtrack) - Paru une première fois sous le titre C'est de famille (1983) ;
  1985 : Pente douce (Steps Going down) ;http://culture-et-debats.over-blog.com/article-2369314.html
    1994 : En haut des marches (Living Upstairs) ;