mercredi 21 mars 2018

Zulu, de Caryl Férey. Quelques vérités bien assénées.

Avant la coupe du monde de foot en Afrique du Sud,  des crimes sexuels et des règlements de compte
impliquent des personnalités de la vie économique. Brian Epkeen, un des flics, vient de se faire remonter les bretelles par son supérieur, Krugé, qui l'empêche de poursuivre son enquête.

Extrait
"Mais Brian n’était pas dupe. Face à la concurrence des marchés mondiaux, les États souverains ne pouvaient quasiment rien faire pour endiguer les pressions de la finance et du commerce globalisé, sous peine de s’aliéner les investisseurs et menacer leur PNB : le rôle des États se cantonnait aujourd’hui à maintenir l’ordre et la sécurité au milieu du nouveau désordre mondial dirigé par des forces centrifuges, extraterritoriales, fuyantes, insaisissables. Plus personne ne croyait raisonnablement au progrès : le monde était devenu incertain, précaire, mais la plupart des décideurs s’accordaient à profiter du pillage opéré par les flibustiers de ce système fantôme, en attendant la fin de la catastrophe. Les exclus étaient repoussés vers les périphéries des mégapoles réservées aux gagnants d’un jeu anthropophage où télévision, sport et pipolisation du vide canalisaient les frustrations individuelles, à défaut de perspectives collectives. Contraint ou forcé, Krugë était un pragmatique : il n’allait pas risquer une fuite d’investissements dans le pays qui s’apprêtait à organiser la grande foire au ballon rond pour une bande de gamins des rues, dont le destin oscillait entre un tesson de bouteille bourré de tik et une balle perdue."



Zulu, De Caryl Ferey 

https://www.lexpress.fr/culture/livre/zulu_910813.html

Macron et la SNCF : l'effet Bush-911

Bush et le 911.

L'effet Bush-911, c'est la réaction du président américain après l'attaque des twin towers le 11 septembre 2001.
  1. Des terroristes islamistes saoudiens menés par un prince saoudien  font les milliers de morts dans un  attentat.
  2. Le président américain laisse rentrer des princes saoudiens chez eux et décide d'attaquer l'Irak, seul pays du coin être anti-islamiste.
C'est l'effet Bush-911 : se servir d'un problème reconnu pour essayer d'en régler un autre qui n'a rien à y voir.
Mon explication : faire tourner les entreprises liées au militaire, faire mieux que Papa Bush, occuper les américains, lancer une croisade religieuse.

Macron et la SNCF 

  1. Après des années de gouvernance privilégiant les TGV, la plus grande partie des voyageurs sncf est mal transportée quotidiennement en utilisant les TER et RER . Le président Macron en fait une de ses priorités.
  2. Le président décide de s'attaquer au statut des cheminots : retraite, gratuités,carrières...
C'est l'effet Bush-911 : se servir d'un problème reconnu  pour essayer d'en régler un autre qui n'a rien à voir et rien d'urgent

Mon explication : changer radicalement le paysage social français en nivelant vers le bas les  conditions de vie des petits, des moches, des sans ambition, sans aucune exception et favoriser les Happy Few : les "fils de", les parvenus, les ambitieux venus d'en bas, les artistes qui vendent, etc... qui font rêver les premiers .

samedi 20 janvier 2018

Mondialisation ou terrorisme : quel est le plus grand danger?

La mondialisation : nouveau colonialisme.

La mondialisation est peu ou prou la continuation du modèle colonial. Les nations développées continuent à se procurer des matières premières et de la main-d’œuvre à bas prix. Le consommateur final y trouve son compte même s’il rechige à l’avouer. Les biens de consommation sont à moitié prix de leur vraie valeur, celle qui résulterait d’un salaire juste. Pas celui perçu par des hommes et des femmes entassés dans des usines insalubres du Bengladesh ou alignés comme des pions dans d’interminables usines chinoises sous le regard implacable des membres du parti qui garantissent l’ordre social aux manufacturiers étrangers. 

 Notre chômage est le prix à payer.

Chaque chose ayant son revers, ce qu’on gagne au niveau des prix, on le perd au niveau de l’emploi, et la cohorte des chômeurs était grossie par une immigration à laquelle on parvenait difficilement à offrir une qualification. 
 

Nos entreprises traditionnelles ne rapatrient plus leurs bénéfices de l'étranger.

Pour maintenir une paix sociale rendue déjà très artificielle par un niveau de prix anormalement bas, on subventionne les oubliés de la mondialisation en pompant largement dans la richesse d’entreprises d’avenir, pendant que celles du passé, celles qui vivent exclusivement du différentiel de coût du travail, rechignent à rapatrier leurs bénéfices dans leur pays d’origine, profitant allègrement de la mondialisation des capitaux et de la nature apatride de ces bénéfices. 
 

Notre endettement enfle.

Pendant ce temps déjà long à l’échelle d’une nation déclinante, l’endettement enfle inexorablement, menace vidant de leur substance tous les discours apaisants qui exhortent à une croissance attendue avec la sérénité des défenseurs de la ligne Maginot. 
 
Consommer et accumuler : un modèle obsolète
Notre système de production et de consommation, basé sur l’accumulation de biens plus ou moins utiles, est à l’évidence obsolète, mais on n’en connait pas d’autre qui soit réaliste. L’idée communiste ruinée par la mégalomanie paranoïaque des dirigeants s’est évanouie et les nations qui l’ont endurée se sont précipitées dans le seul modèle qui régissait désormais la planète : l’avidité. 
 
Contrairement au terrorisme, la mondialisation menace le modèle "enrichissement-assistanat" occidentaux.
Ce qui rend l’avenir encore plus sombre, c’est que la Chine, en contrepartie de la mise à disposition de masses laborieuses à bas prix, a négocié des transferts de technologies qui, à un terme plus ou moins long, ruineront nos secteurs économiques les plus pointus. C'est pour le pays une menace bien plus considérable que celle des islamistes sur les nations « civilisées ». Celle-ci monopolise les débats et l’attention de nos services secrets.  « L’islamisme est une problématique de pauvres, qui ont vécu sur le pétrole pendant un siècle et qui se préparent à retourner violemment dans l’obscurantisme que La Mecque déguisée en derrick avait fait un peu oublier. Certes, nos musulmans pauvres et sans éducation sont dangereux. Mais ils ne menacent pas notre richesse. Les Chinois, eux, menacent nos équilibres fondamentaux, jusqu’à notre âme si particulière faite d’un mélange de cupidité et de surprenant désintéressement. »

Montage d'après Marc Dugain "L'emprise" 2014. Roman

mercredi 20 septembre 2017

La compil musicale du retour à la vie

Après une petite déprime, il faut affirmer fièrement son retour à la vie. On pourra chanter en chœur et avec du cœur...

"J'aime la vie, je veux vivre "   Vicky Leandros
 

"Back to life , back to reality"   Soul 2 soul
















samedi 26 août 2017