samedi 22 octobre 2011

Autoportrait

Le matin suivant, je me levai de bonne heure et me regardai dans le miroir bien que ce ne soit pas un lundi. Mes yeux semblaient encore plus plissés qu'avant, comme s'ils attendaient avec impatience la position totalement close. 
Les poches de graisse avaient peut-être diminué - j'avais maigri au cours des derniers mois sans que j'y sois pour quoi que ce soit. 
Autour de ma taille, le temps s'était arrêté ou était reparti en arrière, mais partout ailleurs il fonçait de l'avant: les pores toujours plus profonds, du moins, quand je les regardais dans le miroir, les poils du nez toujours plus longs. 
Une peau de vieil homme en cours de dévelop­pement avec ces étranges marbrures rougeâtres.
Avant, tout cela me semblait insignifiant, car j'étais un autre, cet homme de trente ans que je gardais en mémoire. Le reste n'était que conjoncturel et ne remet­tait pas l'image en cause.
Peu à peu, il devint cependant de plus en plus difficile d'atteindre l'image originelle en moi. La surface visible, le reflet de plus en plus embarrassant, commençait à être mon véritable moi. Je n'avais peut-être pas cette apparence par hasard. Ceci était peut-être moi - ou ce qu'il en restait à présent que mon moi antérieur s'enfonçait de plus en plus profon­dément en moi et disparaissait.
Parfois, quand à la table de cuisine je me livrais à une introspection, je ne trouvais vraiment rien en moi. Pas même un sol en plaques métalliques au-dessus d'un subconscient inaccessible, avec un peu de lumière qui filtre par les interstices des ouvertures. Je laissais un cône de lumière gris cendre jouer sur une cave aban­donnée bien nettoyée, mais ne voyais que le sol qui est tout au fond, sans trappes ni interstices, sans rien qui soit dissimulé au-dessous. 
J'étais tout à fait normal, préparais à manger, pensais à Inger, pensais au Chas­seur, mais ce n'était que le moi quotidien qui fonction­nait en mode automatique. Il manquait quelque chose là-dessous alors que ça aurait dû être là chez un être humain.
Que ressentais-je dans ces moments-là? Un senti­ment de vide. Que tout au fond de moi et à l'extérieur il n'y avait finalement que le vide. Ce n'était même pas éprouvant ou effroyable, juste superficiel et insi­gnifiant. Je savais qu'il manquait quelque chose mais je ne le ressentais pas.
C'était peut-être la sagesse de la nature qui s'expri­mait ainsi. Ce que nous sommes vraiment va petit à petit être anéanti, pendant que nous pouvons encore le voir. Nous ne laisserons pas grand-chose derrière nous. La coquille d'un être, rien qui mérite qu'on s'y attarde, jusqu'à ce que, pour finir, nous partions d'ici et disparaissions.


Convertir des lots d'images en les modifiant avec Spesoft Image Converter

Il est souvent nécessaire de convertir des images, photos etc.. Par exemple
- pour faire des copies en diminuant la taille avant de les envoyer par mail sans les modifier chez soi.
- pour alléger en jpg des anciennes images Bmp de windows
- pour personnaliser les dossiers windows avec des icônes (format ico) introuvables dans ce format
- augmenter le contraste sur des images ou scans trop pâlots

Spesoft Free Image Converter (Annoncé en anglais mais utilisable en français)  fait tout cela et gère en plus les formats pdf, txt... que ce soit en point de départ comme en destination. On le trouve gratuitement sur telecharger.com qui vantait récemment ses mérites.

En voici les principales fonctions :

1 : dans le choix de démarrage, on note qu'en plus
  • de la conversion d'une seule image, 
  • de la conversion des images d'un dossier, 
  • de la conversion des images d'un dossier et des images de ses sous dossiers, 
on a la possibilité de créer un support de RSS sur son site à base d'images.



Le 2ème écran propose de choisir le type des fichiers entrants (à modifier ) et on y trouve même les formats pdf, txt...











En 3ème, on a maintenant la liste fournie des formats de destination, le format dans lequel se trouveront transformés vos fichiers ou photos. On notera la possibilité d'obtenir des ICO (images icônes de windows, des DCX (formats de fax, EXR utilisé par les studios d'animations ou FITS utilisé en astronomie.

La fonction Crush PNG semble utile pour réduire des PNG si vous avez choisi ce format de destination.



Le 4ème panneau propose des fonctions qui sont souvent  à l'origine de l'utilisation de ce genre de convertisseur :
  • la rotation systématique de dizaines de photos mal orientées
  • Rogner une partie des images (ici curieusement traduit "les cultures" !)
  • réduire la taille des images (pourcentage ou nombre de pixels),



 La fenêtre qui s'affiche ensuite est aussi très demandée :
  • Luminosité (lumière), 
  • Saturation des couleurs, 
  • Nuance (ici Hue en anglais)
  • Contraste, flou et netteté (Aiguiser) se règlent sur 4 niveaux (voir photo).






Après le choix de dossier de destination, le dernier écran proposera se résumer ce qui est demandé :
  • d'où viennent les fichiers originaux
  • quel est le format des fichiers sélectionnés au départ
  • le format choisi pour le résultat
  • le dossier qui accueillera les fichiers
Après un clic sur Démarrer, le programme démarrera le travail. La vitesse dépendra de votre PC et le suivi des transcodages s'affiche en direct.


Selon l'éditeur, transformer un fichier image en texte permettrait de faire de la reconnaissance de caractère et rien ne s'oppose à l'obtention de pdf quel que soit le format de la source alors qu'il faut habituellement un logiciel dédié pour chacune de ces 2 fonctions!

J'ai testé :

Transformer des icônes PNG trouvées sur internet puis personnalisées en icônes ICO comme le demande Windows XP dans les possibilités de personnalisation de ses dossier (changer d'icone). Les icones de disques durs montrées ici se situent sur le bureau.








Transformer une image de scan d'un texte en texte reconnu  sur une page complexe : le résultat n'est pas très bon, sur une page illustrée en tout cas.

Transformer gratuitement son pc ou mac en ampli guitare multi-effets

Mentionné par Audiofanzine dans un de ses tests récents, GUITAR RIG 5 PLAYER est un utilititaire semi-professionnel qui permet d'utiliser l'ordinateur comme un ampli guitare avec des possibilités que n'offre pas habituellement la simple prise "entrée micro" débouchant sur la basique amplification orientée multimedia des laptops et les hauts parleurs intégrés.


Sur sa page de spécifications, il semble, sur PC, nécessiter la version Seven de Windows ou  Os10.6 sur Mac, les deux avec  2g° de mémoire vive. Il se déclare utilisable en :
  • Stand alone : utilisable seul en ampli et effet guitare
  • VST : géré aussi en effet sur les séquenceurs
  • Asio : faible latence (décalage entre note jouée et sortie par les hauts parleurs)
  • Core Audio : compatibilité avec l'interface audio des Macs apparue depuis Os X.
  • Wasapi : gestion d'un signal audio entre son entrée et sa sortie sur Windows depuis Vista
  • RTAS pour une compatibilité ProTools (depuis la version 8)
  • audio units : besoin de traduction?
  • Les guitaristes verront tout de suite l'intérêt de ce player gratuit car ils connaissent bien la déception garantie quand on branche une guitare à la place d'un micro ou d'un mp3 sur une entrée d'ordinateur ou même de matériel hifi : niveau du signal, impédance etc...
  • Le guitariste nomade (ou pas) loin de chez lui (ou pas) utilisera ses prises bricolées (ou pas) pour connecter son instrument sans abîmer la connexion de l'ordi : les mini-jacks des ordis se remplacent difficilement (n'est-ce pas Evemel?). 
On leur préfèrera une interface usb basique à moins de 10 euros que l'on pourra abimer sans regret...
Une sortie de l'ordi par le casque ne pourra qu'améliorer la satisfaction de la fibre artistique du musicien.

Be good, have fun

Al1

http://www.native-instruments.com/#/en/products/producer/guitar-rig-5-player/?page=2467
Le logiciel (gratuit) donne accès en démo à un rack d'effets. A voir s'il faut prendre ou pas cette "option".



 

vendredi 21 octobre 2011

Donne-moi Tes Yeux / Torsten PETTERSSON / Roman

Harald Lindmark est le commissaire que Torsten Pettersson a choisi pour mener l'enquête dans ce polar. Il est plutôt classique dans sa façon d'enquêter et fait mentir les américains qui répètent sans arrêt qu'il n'est point de salut en dehors des premières heures d'enquêtes.
Ici, l'enquête s'étire sur des semaines, des mois... Harald  a tendance à regarder devant lui et ignorer les bas-côtés. Il semble incapable parfois d’additionner 2 et 2 mais a une espèce de lucidité qui lui permettra d’arrêter un des coupables. la méthodologie est ici mise en valeur : compte-rendus de brain-storming entre enquêteurs transmis en intégralité, réflexions personneles du commissaire...
En alternance, on semble avoir parfois la narration d'un assassin qui se décrit comme 'Je" mais on profite surtout des journaux personnels de victimes et autres participants. On apprendra d'ailleurs pourquoi chacun semble se décrire en détail, affichant ses désirs et motivations alors que la tenue d'un journal n'est pas vraiment si répandue dans le monde des adultes du XXIème siècle.
 Le commissaire Lindmark comprendra-t-il  malgré tout  quelles erreurs il a commises et qu’il n’a pas réparées? Pas très sûr mais n’en est il pas souvent ainsi en dehors des romans? Quel dossier classé répond à toutes les interrogations?
Torsten Pettersson, l'auteur,  est un sacré malin qui nous fait lire des comptes-rendus d’enregistrements audio, des extraits de journaux personnels et autre point-de-vue d’enquêteurs comme si nous faisions nous-même l’enquête. Avec cela, il nous donne gentiment quelques renseignements que les enquêteurs ignorent et qui nous font pester contre leur lenteur ou leur aveuglement et je me suis demandé s’ils réussiraient à se reprendre et à comprendre leurs erreurs.
Lindmark trouvera un coupable et Pettersson s’en tirera avec une pirouette à la fin du bouquin, comme le font les scénaristes de séries qui nous veulent fébriles devant l'épisode suivant.
Heureusement, il n’est pas nécessaire d’attendre la suite pour apprécier cette lecture mais ceux qui aiment les conclusions définitives seront furieux...
Les « journaux personnels » offerts sont intéressants comme les personnages, à part peut-être les policiers qui manquent un peu de matière personnelle mais la dernière partie m’a réconcilié avec le bouquin.
Un polar intéressant qui se déroule entre Finlande, Norvège et Suède mais dont les péripéties et personnages pourraient se tenir dans presque tous les pays d’occident avec notre passé lié à la guerre en Yougoslavie ou à la désoviétisation des pays de l'Est.

Lire le 1er chapitre

A lire ? oui, même sans être un inconditionnel du polar.
A offrir ? Moins de 8 euros en poche (Points)

lundi 17 octobre 2011

Quelques modules intéressants pour FIREFOX m.a.j.




    Définissez votre compte yahoomail, ou hotmail, ou Gmail comme messagerie par défaut au lieu de lancer Outlook. 
    Horripilant de voir Outlook lancé chaque fois que vous cliquez sur une adresse mail en surfant sur internet?
    Il suffit de demander à firefox d'ouvrir plutôt votre boite mail en ligne sans sortir du navigateur.

    Pour modifier cette configuration
    • allez dans firefox puis 
    • Outils  >> Préférences >> Onglet “Applications” 
    • Sur la ligne mailto, choisissez votre messagerie préférée : yahoomail, Gmail, Hotmail...


    Quelques modules intéressants pour FIREFOX
    Au fil du temps, Firefox s'est fait des tas d'amis qui l'utilisent chaque jour et nombre d'entre nous ne retourneraient à Internet Explorer pour rien au monde. Si Chrome (de Google) est également un navigateur de pointe, Safari le préféré des Macs et Opera idéal pour paratger ses propres fichiers sans passer par un serveur, Firefox reste un mélange apprécié de rapidité, de sécurité et de personnalisation.
    Parlons personnalisation aujourd'hui.

    Dans le menu en haut de page, on ouvre la personnalisation par :
      Outils > Modules complémentaires
      (En l'absence de menu général en haut, on peut faire CTLR + Maj + A)


      La page qui s'ouvre donne droit, en vertical sur la gauche, à une liste de 4 options :
      1. Un catalogue d'options 
      2. Des Extensions
      3. Des choix d' Apparence
      4. Des plugins









      Dans le premier segment en partant du bas, les plugins,  (cliquer sur Plugins) se trouvent de nombreux additifs (plugins) installés au fil du temps qui permettent à Firefox de lire des animations flash, etc... Ils ont pu s'installer au hasard de vos installations de programmes ou être fournis d'origine.

      Au 2ème étage, Apparence se trouve la possibilité très appréciée de personnaliser le thème de votre navigateur Firefox, que ce soit pour arborer un thème qui vous est cher ou pour qu'il se démarque de vos autres applications (programmes) que vous utilisez (genre Word ou autre Picasa) : très utile en fin de journée après de multiples recherches et copier-coller...

      Chacun de nous possède le "thème par défaut" et il est possible de choisir dans la partie "catalogue" un Persona (thème) proposé que vous pourrez tester en le survolant de la souris et en patientant quelques secondes pour juger de l'effet. On le chargera ensuite et on en chargera d'autres si envie afin de pouvoir jongler au fil de ses humeurs, ses opinions ou des saisons.




       Mais la partie la plus intéressante en terme de productivité ou d'agrément se trouvera dans  l'onglet gauche des Extensions.

      En effet ces extensions concernent tous les autres éléments de la navigation sur internet.
      De plus, elles se désactivent pour un temps ou se désinstallent sans problème.

      Quelques exemples : 
      • bloquer les flashs de publicités animées et bruyantes qui détournent notre attention et ralentissent le surf pour les déclencher seulement si nécessaire (ex : Flashblock )

        • trouver une possibilité de sauver des pages internet en un seul fichier ,(ex Mozilla Archive Format qui sauve les pages entières dans un seul fichier MHT (compatible internet explorer) ou MAFF au lieu de pages de textes nues (txt) ou plusieurs dossiers liés (htm ou html))

          • enregistrer des vidéos trouvées sur Youtube telles qu'elles  (taper flv dans la recherche catalogue {voir image} )
            télécharger les videos flv
          • Convertir des vidéos ou musiques trouvées sur internet avant de les sauver :

          • connaître la réputation d'un site et s'il est exempt de virus en image ou video (ex : avast Webrep)

          • afficher à chaque nouvel onglet un best of de nos pages habituelles qu'il ne restera qu'à cliquer ou ordonner (ex : New Tab King
          • lire directement dans firefox des fichiers qui lui sont habituellement non dédiés ou les sauver différemment (ex, sauver une page en pdf pour l'envoyer en mail : Pdf on line ou taper pdf dans la recherche catalogue en haut à droite de la page catalogue).

          • rechercher des citations ou références pour un travail, exposé (Zotero) ou organiser ses recherches en carte mentale (mind mapping) comme ci-dessous (même si Chrome fait mieux en mind mapping intégré)
          • Capturer une image à partir de l'affichage d'une page web, d'une video, d'une image et l'annoter, la retoucher en direct avant de la sauver ou... (aviary)
          _______________________________________________________


          • imprimer seulement les parties intéressantes d'une page, sans les pubs, images ou autres...(Print Edit)


            Références : 

            vendredi 14 octobre 2011

            Qui nous a imposé Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012?

            Source http://forums.france2.fr/france2/avousdejuger/qui-vote-sarkozy-sujet_9227_1.htm

            L'enquête menée par IFOP le 22 avril 2007 juste après les résultats du 1er tour,  pour le JDD et M6 sur les intentions de vote au deuxième tour donne gagnant Nicolas Sarkozy, avec 52,5% (-1,5%) contre 47,5 (+1,5) pour Ségolène Royal, avec 9% d'indécis.
            Le résultat le plus surprenant de cette étude ne tient pas à ce chiffre, mais au détail de la répartition des votes par tranches d'âges.
            En effet Ségolène Royal arrive en tête des intentions de votes dans toutes les classes d'âges situées en dessous de 65 ans.

            Si le candidat de l'UMP parvient tout de même en tête c'est qu'il fait un tabac chez les retraités, avec un score atteignant 75% qui lui permet de combler son retard.
             
            Ventilation par classe d'âge du vote Royal
            18/24 ans 53%
            25/34 ans 54%
            35/49 ans 56%
            50/64 ans 51%
            65 ans et plus 25%

            Voila donc une réalité sociologique inattendue.
            C'est le vieillissement de la population qui tire le corps électoral français vers la droite.
            Loin d'être le candidat du travail et des forces vives comme son discours volontariste semble l'affirmer,
            Nicolas Sarkozy serait en fait celui de l'inquiètude et des peurs ressenties par une population vieillissante, devant une modernité qui la bouscule et qu'elle refuse. 


            http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-france-qui-a-vote-sarkozy-et-celle-qui-voulait-faire-barrage_120840.html

            L'analyse des résultats et des sondages sortie des urnes du second tour de la Présidentielle permet de distinguer, au delà de la nette victoire de Nicolas Sarkozy, une France à deux visages.

            Avec 53,06% des voix contre 46,94% à Ségolène Royal, chiffres définitifs, la victoire de Nicolas Sarkozy est nette et ne souffre d'aucune contestation. Et ce d'autant plus que la participation ne s'est pas démentie au second tour, restant sur des hauteurs élevées à 84%, soit au niveau du premier. Seul bémol : les votes blancs ou nuls montent à 4,20% des votants. Mais rien qui puisse altérer la clarté du mandat accordé au candidat de l'UMP qui a été élu sans ambigüité sur un programme de droite, que d'aucuns qualifient de libéral et populaire.
            D'après l'enquête Ipsos/Dell réalisée pour France 2, Europe 1, 20 Minutes et le Point auprès de 3609 personnes, 77% des électeurs de Nicolas Sarkozy ont voté pour lui parce qu'ils avaient « envie qu'il soit président », contre 18% qui voulaient surtout « barrer la route à Ségolène Royal ». Autrement dit, une adhésion forte à un homme et à un projet. Chez sa rivale socialiste, ils ne sont que 55% à avoir manifesté un tel vote de confiance personnelle. 42% des électeurs de Ségolène Royal mettent en effet en avant un vote anti-Sarkozy. Le candidat UMP a donc bien réussi à être le personnage central de cette élection présidentielle. Et il a transformé le "Tout sauf Sarkozy" en référendum pour ou contre lui. Un référendum qu'il a remporté.
            Une France de droite... et une France de gauche
            Reste que si cette victoire est nette, elle est loin d'être totale. La répartion géographique et sociologique des électeurs au second tour laisse même entrevoir une France à deux visages.
            Ainsi, si le nouveau président de la République l'emporte dans 16 régions sur 22, au Nord et à l'Est, un gros bloc de 6 régions situées à l'Ouest lui échappe : Auvergne, Poitou-Charentes, Aquitaine, Bretagne, Midi-Pyrénées, Limousin. Par ailleurs, d'après Ipsos, s'il a été massivement choisi par les ruraux (57%) et les habitants des villes petites et moyennes, Ségolène Royal fait jeu égal avec lui dans les agglomérations de plus de 100.000 habitants et dans la région parisienne.
            Sociologiquement, ensuite, la Présidentielle 2007 réactive les caractéristiques du clivage gauche-droite le plus traditionnel. Nicolas Sarkozy l'emporte en effet avec une majorité écrasante auprès des artisans-commerçants (82/18) et des agriculteurs (67/33). Et il domine plus légèrement les professions libérales et les cadres supérieurs (52/48). Ségolène Royal, en revanche, arrive en tête auprès des catégories populaires, employés (51/49) et surtout ouvriers (54/46). Idem du côté des professions intermédiaires (51/49). Ce clivage se retrouve de façon encore plus marquée en fonction du statut de l'interviewé. Car si les salariés du privé votent majoritairement Sarkozy, à 53%, ceux du public choisissent Royal encore plus majoritairement, à 57%.
            Deux bastions anti-Sarkozy : les jeunes et les défavorisés
            Reste que la principale ligne de fracture n'est pas là. Elle concerne les catégories les plus défavorisés et les plus fragiles. Les titulaires de revenus modestes ont en effet très majoritairement voté pour Ségolène Royal, à 56%. Quant toutes les autres tranches de revenus, à partir du niveau moyen inférieur recensé par Ipsos-Dell, s'est prononcé pour le candidat UMP. Et la cassure est encore plus nette auprès des chômeurs qui plébiscitent la représentante socialiste à 75%!
            Enfin, deuxième motif de réflexion pour Nicolas Sarkozy, sa défaite auprès des jeunes de moins de 25 ans, chez qui sa rivale l'emporte avec 58% des suffrages. Logiquement, celle-ci gagne aussi la bataille des étudiants, avec le même score.
            Certes, le candidat UMP se rattrape avec les 25-34 ans, autrement dit les jeunes actifs (57% des voix). Mais il ne fait que jeu égal auprès des 35-44 ans et est à nouveau devancé chez les 45-59 ans. Il règne en revanche sans partage chez les séniors, avec 61% des voix chez les 60-69 ans et même 68% au delà.

            dimanche 9 octobre 2011

            Justified / Série


            Les acteurs américains ont toujours eu une démarche qui campait déjà leur personnage. John Wayne arrivait d'un pas lent, s'ancrant dans le sol et on ne l'a guère fait courir plus de trois pas, même pour jouer les misérables policiers réacs dans les eighties.

            Un peu plus tard, on a eu les écraseurs, qui avancent d'un bon pas, les pieds ouverts : les Richard Gere et autres Travolta même si ce dernier a souvent ajouté des nuances légères renforçant la noirceur de certains rôles. Comme Delon n'a souvent que joué le rôle d"Alain Delon" ou Gabin faisait du Gabin et étaient choisis pour celà, nombre d'acteurs américains non issus de l'Actor Studio se créaient une personnalité générale et ne la modifiaient que par touche pour chaque rôle.

            Timothy Olyphant, dans "Justified" est un Marshall sudiste qui en a la lenteur légendaire mais oscille parfois comme un adolescent ( ici de 43 ans) monté en graine qui ne sait que faire de ses longues jambes qui lui seraient poussées  en une courte nuit entre les derniers sms échangés à l'aube et le réveil tardif et urgent pour les cours sadiquement programmés dès 10 h00 du matin.
            Mais Raylan Givens, son rôle dans la série, est bien plus dangereux que son apparence ne le laisse supposer. Comme Lucky Luke, il a fait ses choix de morale et tire plus vite que son ombre.

            Cette philosophie est-elle applicable en 2011 dans une série policière alors que les ligues de vertus chrétiennes évangélistes sont surpuissantes?

            Mais oui, bien sûr!
            Une série télévisée américaine où l'on prononce plus d'une fois le mot "Fuck" par épisode est désormais interdite aux moins de 12 ans mais on peut continuer à tuer à tour de bras et baiser un peu tant que le bas du corps reste caché sous les draps ; cette dernière règle ne gène pas trop les scénaristes puisque seule une position est autorisée chez les gentils, une de plus chez les dévergondé(e)s et encore une supplémentaire chez les méchants élevés au ranch puisqu'elle évoque l'espèce canine.

            Raylan Givens (Timothy Olyphant) a pourtant bien des soucis. Est-ce sa faute si les méchants qu'il pousse au pied du mur finissent toujours par lui tirer dessus et se font descendre par ce qu'il est en état de légitime défense (tir justifié > "Justified", cqfd) ?
            Alors qu'il a fui le Kentucky, ses péquenauds, ses alcools frelatés et autres accouplements consanguins pour la douceur suave de Miami, le pauvre se verra renvoyé au pays après avoir descendu de façon "justifiée" un tueur de la mafia sur une terrasse de restaurant bondée.
            Alors, malheureux, notre héros?
            Mais non , il ne lui faudra que treize épisodes de la première saison pour revendiquer son appartenance à ce Kentucky où il est né : arrosé de Bourbon, nourri de Fried Chicken, où l'on frappe trois coups sur le montant des moustiquaires avant d'entrer.

            Et le méchant?
            Le méchant est évidemment un ami d'enfance du flic.
            Leurs pères respectifs sont presque aussi vereux l'un que l'autre, ils ont courtisé les mêmes filles et joué ensemble à je ne sais plus quel sport local dont seul les américains connaissent les règles, etc...
            J'ai vu Dieu ou je fais semblant?
            Erica goes to PloucVillage
            Et voila-t-y pas (would'n't you know that?) que le méchant ( Walton Goggis) aurait rencontré Dieu dès le début de la série grâce à l'aide du gentil marshall qui lui a fait voir la lumière blanche au bout du tunnel avant de réchapper miraculeusement de la mort !
            Goggis, après son rôle de premier ordre dans "the shield " ( et une pléthore d'interprétation en une quinzaine d'années) est formidable dans Justified, avec une palette d'émotions qu'on soupçonnait déjà. Cet acteur est impressionnant et les épisodes nous donnent l'occasion de voir son personnage évoluer, au moins en apparence. Mais les humains changent-ils vraiment?
            Les deux premiers épisodes seront évidemment déclencheurs sur ce que vous penserez de l'ambiance, des thèmes, des personnages.
            Moi, j'adore et, comme je n'ai trouvé de trace de diffusion française que sur une chaine "orange" (!), on essaiera la location de dvd pour s'en faire une idée entre amis et éventuellement y passer la nuit.



            Timothy Oliphant (le marshall) a ses détracteurs après ses prestations dans Scream2, la série Deadwood, Dream Catcher ou the girl next door.. Aucune trace de ce mec dans mon cerveau poussif mais je l'aime bien dans Justified :
            • ce mélange de "je me fous de ta gueule" et " on frappe avant d'entrer", 
            • cette opposition entre "j'ai un gros calibre " et "je marche comme une pétasse", 
            • ce physique de grande gigue qui n'a jamais connu les appareils de muscu.
            Walton Goggis est formidable (je le rappelle) dans cette série encore produite chez FX (comme "the shield) et très à l'aise loin des métropoles chères aux initiateurs de séries.

            Les personnages féminins offrent également une certaine complexité avec, en acteurs récurrents :
            • la calme ex-femme du marshall, Natalie Zea
            • Joelle Carter son amie d'enfance qui va enfin "conclure" de plusieurs façons
            • Erica Tazel, une enquêtrice qui a un peu de mal dans le monde des Pierrafeu  
            Les fans remarqueront que la deuxième saison est disponible également.